dimanche, 08 novembre 2009

Sur Facebook Sarkozy raconte son 9 novembre 1989

Le chef de l'Etat a utilisé dimanche le site de socialisation pour partager ses souvenirs de la chute du Mur. Ce jour-là, celui qui était alors secrétaire général adjoint du RPR se trouvait à Berlin aux côtés d'Alain Juppé et François Fillon.

A la veille du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, Nicolas Sarkozy s'est offert dimanche une nouvelle sortie sur le site de socialisation Facebook. Après y avoir dit dernièrement sa «fierté» à l'égard de son fils Jean, invité les internautes à «découvrir le nouveau site Internet de Carla» ou partagé ses lectures - «Pierre et Jean» de Maupassant et «Le Lièvre de Patagonie» de Lanzmann -, le chef de l'Etat raconte cette fois comment, le 9 novembre 1989, il s'est retrouvé à Berlin, y allant lui aussi de ses «coups de pioche», photo à l'appui.

«Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l'Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l'événement qui se profile», se souvient celui qui, à 34 ans, était alors secrétaire général adjoint du RPR.

«Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s'est déjà amassée à l'annonce de l'ouverture probable du mur», poursuit-il. «Là, par le plus grand des hasards, nous croisons un jeune élu français que nous connaissions, à l'époque spécialiste des questions de défense : François Fillon», raconte le chef de l'Etat à propos de celui qui deviendra 18 ans plus tard son premier ministre.

 

«Le début d'une période de grande liberté en Europe»

 

«Nous filons ensuite vers Checkpoint Charlie pour passer du côté est de la ville, et enfin confronter ce mur dans lequel nous avons pu donner quelques coups de pioche, se souvient Nicolas Sarkozy. Autour de nous, des familles se rassemblaient pour abattre le béton. Certaines venaient nous parler pour nous expliquer leurs sentiments, leurs ambitions nouvelles, et partager leurs émotions après des décennies de séparation. La nuit s'est poursuivie dans l'enthousiasme général.»

«Les retrouvailles du peuple allemand sonnaient la fin de la guerre froide et le début d'une période de grande liberté en Europe», affirme-t-il encore, avant de conclure : «C'est cette liberté que nous défendons toujours avec l'Europe, et que nous fêtons 20 ans après». Le Figaro

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