mardi, 03 novembre 2009

Interview à Claude Lévi-Strauss (21.04.2005)

Propos recueillis par Sébastien Lapaque (Le Figaro Littéraire)

Crédits photo : AFP

C'est au Brésil que Claude Lévi-Strauss, né à Bruxelles en 1908, a fait ses premiers pas d'ethnologue. Il avait été envoyé à São Paulo en 1935 dans le cadre de la Mission universitaire française. De cette expérience fondatrice, qu'il a relatée dans Tristes Tropiques, l'anthropologue, membre de l'Académie française, auteur d'une oeuvre capitale dans le domaine des sciences humaines, se souvient soixante-dix ans plus tard à l'occasion de l'année du Brésil. Rencontre à Paris, dans le quartier de Passy, avec un témoin hors du commun, qui vit entouré de ses livres et d'émouvants souvenirs, confessant volontiers son goût pour les choses qui n'existent plus.

Interview publiée dans Le Figaro du 21 avril 2005.

LE FIGARO LITTÉRAIRE. - La «saison culturelle» patronnée par le ministère des Affaires étrangères est, cette année, dédiée au Brésil en 2005. N'avez-vous pas le sentiment qu'elle est l'occasion d'une ferveur toute particulière de la part des Français ?

Claude LÉVI-STRAUSS. - Je suis très mauvais juge, vous savez. Je vis dans une demi-retraite et je me trouve bien incapable de vous parler de l'état de l'opinion française aujourd'hui. Mais on me rapporte, en effet, que l'exposition consacrée au «Brésil indien» au Grand Palais, à Paris, attire la foule. On peut penser qu'il y a, entre la France et le Brésil, des liens d'amitié assez forts et assez anciens que très peu de chose suffit à réveiller.

En 1935, lorsque vous avez débarqué au Brésil, songiez-vous à cette antique amitié ? Saviez-vous que vous mettiez vos pieds dans ceux de Jean de Léry, votre prédécesseur du XVIe siècle, que vous surnommerez le «Montaigne des vieux voyageurs» dans Tristes Tropiques ?

J'avais lu, avant de partir, son Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil. Je ne sais plus exactement dans quelles circonstances, il ne devait pas être facile de se procurer ce livre. A la bibliothèque du Musée de l'Homme, où j'entreprenais mes recherches, il y avait sans doute une ancienne édition du XIXe siècle. Ce fut extraordinaire de découvrir les côtes du Brésil, la baie de Rio de Janeiro, la faune, la flore et les indigènes dans la relation d'un voyageur qui m'avait précédé de quatre siècles. Le regard de Léry est d'une grande fraîcheur, sa rigueur celle d'un ethnographe contemporain, son Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil, une grande oeuvre littéraire. On écrivait un merveilleux français à son époque. Pour l'avoir lu, je ne fus pas surpris, en arrivant à São Paulo, de découvrir que la France et le Brésil étaient presque deux pays unis. Songez que, dans le cadre de la Mission universitaire, nous donnions nos cours en français à São Paulo sans aucun problème. A cette époque, toute la bonne société brésilienne parlait couramment français.

La Mission universitaire française à laquelle vous avez pris part en 1935 était une petite soeur de la Mission artistique française menée par le peintre Jean-Baptiste Debret à Rio de Janeiro en 1816. En aviez-vous conscience ?

On savait tout cela. Nous admirions Debret. Ses aquarelles représentant des scènes de la vie quotidienne à Rio de Janeiro, et dans l'intérieur du pays ont une véritable valeur ethnologique. L'ancienneté des liens entre la France et le Brésil était connue. N'oubliez pas que Georges Dumas, ce médecin et philosophe chargé de l'envoi de missions universitaires entre 1935 et 1939, à São Paulo, était en quelque sorte l'incarnation de ces liens. En 1916, c'est lui qui avait fondé le lycée français de Rio.

Vous aviez donc vraiment le sentiment, en posant le pied à Rio de Janeiro en mars 1935, de vous inscrire dans un cycle historique qui avait commencé au XVIe siècle ?

Certainement.

Dans Nus, féroces et anthropophages (1557), le voyageur allemand Hans Staden raconte qu'il s'est présenté comme l'ami des Français pour éviter d'être dévoré par des Indiens qui l'avaient capturé. Croyez-vous vraiment, comme l'écrira le capucin Yves d'Evreux, en 1613, que les Tupinambas jugeaient «l'humeur française plus sortable à la leur qu'aucune autre» ?

C'est probable. Cela s'explique par les conditions mêmes de l'exploration des côtes du Brésil. Dès le début du XVIe siècle, il y avait des Français qui étaient installés à demeure. Même les adversaires du Voyage de Gonneville, qui pensent que ce livre est une mystification forgée deux siècles plus tard, et le démontrent avec des éléments assez convaincants, ne mettent pas en doute les témoignages portugais selon lesquels, en 1504, il y avait au moins cinq navires français au mouillage sur la côte brésilienne du côté de l'actuel Salvador de Bahia. Or, en ce temps-là, les Portugais n'avaient pas encore engagé de politique de colonisation. Les cinquante premières années du XVIe siècle furent sans doute l'époque bénie des relations entre Français et Tupis. Jusqu'à l'expédition de Villegaignon, et à l'établissement de la France antarctique, dans la baie de Guanabara, en 1555, les contacts n'étaient pas du tout une affaire de politique du roi de France. C'était l'initiative de marchands et de navigateurs bretons et normands qui voulaient simplement se procurer les biens précieux que l'on trouvait là-bas. C'était du petit trafic indépendant, fondé sur le troc, beaucoup plus libre qu'une politique étatique.

La langue n'était cependant pas une barrière ?

Des garçons français assez hardis pour rester sur la côte du Brésil, où ils avaient pris racine, avaient fini par l'apprendre et servaient de truchement aux marchands. Sans ces truchements, André Thevet, qui n'a passé que quelques semaines au Brésil et qui était constamment malade, n'aurait pas pu rapporter la masse d'informations contenues dans les Singularités de la France antarctique. Il n'a pas enquêté lui-même, puisqu'il était au lit. Il devait être entouré de truchements qui lui ont parlé de la faune et de la flore, du fonctionnement de la société tupinamba et des rituels anthropophages.

Ces Français qui vivaient avec les Indiens et qui avaient souvent femme et enfants étaient accusés par les Portugais de s'être «ensauvagés» et de manger de la chair humaine...

On peut penser que cela arrivait...

Comment s'expliquer l'absence de préjugé de race de ces voyageurs bretons et normands, qui non seulement sympathisaient avec les Indiens, mais parfois les ramenaient avec eux pour les marier à des Françaises ?

N'oubliez pas que ces Indiens étaient baptisés. Une des forces du christianisme fut précisément de ne se soucier que de la conversion. Je crois aussi que l'étranger avait un grand prestige en tant qu'étranger. Tout individu venu d'ailleurs était alors l'objet d'une forte curiosité.

Quatre siècles plus tard, la mémoire de ces rencontres s'était-elle perpétuée ? Avez-vous eu le sentiment d'avoir été bien reçu par les Indiens, parce que vous étiez Français ?

Non, cela ne signifiait plus rien pour eux. Les tribus qui trafiquaient avec les Français n'étaient pas les mêmes que celles que j'ai rencontrées dans le Mato Grosso.

Vous avez parlé de la fraîcheur du regard de Léry. Même s'il vous est arrivé de retrouver auprès des Nambikwaras un climat qu'il avait connu, votre expédition de 1938 dans le Mato Grosso fut marquée par le pressentiment tragique d'une destruction irrémédiable de leur civilisation ?

Oui, et heureusement je m'étais trompé. Lorsque j'ai quitté les Nambikwaras, j'étais persuadé qu'ils n'existeraient plus vingt ans plus tard. Ils sont toujours là. On doit espérer que cela continue, et que le gouvernement brésilien les protège un peu mieux qu'il ne l'a fait jusqu'ici.

En 1985, lorsque vous êtes revenu au Brésil, vous avez quand même compris qu'une certaine forme de contact que vous aviez eu avec les Indiens Nambikwaras et Bororos ne serait plus jamais possible ? Plus personne, après vous, n'aurait la possibilité de retrouver l'émotion de Jean de Léry ?

J'ai pourtant failli revoir les Bororos. Le quotidien Estado de São Paulo avait organisé un voyage. Avec ma femme, nous avons pris un petit bimoteur à Brasília. Après quelques heures de vol, nous avons atteint les territoires bororos où j'ai pu observer des maisons. Mais la piste était trop courte pour que l'avion se pose. Nous avons dû faire demi-tour sans avoir vu les Indiens. Le président Mitterrand nous attendait à Brasília, où il donnait un banquet en l'honneur du président José Sarney. Nous étions en train de nous demander si nous avions assez d'essence pour rentrer, lorsque nous avons été pris dans un orage épouvantable. Heureusement, nous avons fini par atteindre Brasília.

Les Indiens étaient donc devenus inaccessibles, alors qu'un demi-siècle auparavant, vous pouviez encore aller à leur rencontre aux marches de São Paulo...

Aux marches de la ville, c'est un peu exagéré. Mais j'ai, en effet, trouvé une carte de l'État de São Paulo, datant de 1915, qui représentait la moitié de l'État en blanc, avec pour seule mention «Terres inconnues occupées par les Indiens». C'était cependant une époque où les Indiens étaient allégrement exterminés.

Durant votre premier séjour au Brésil, vous êtes vous également intéressé à l'histoire et à la littérature ?

Franchement, très peu. Mais je ne me suis pas attaché qu'aux Indiens. Je me suis beaucoup intéressé aux villes. C'est un des aspects essentiels de l'expérience brésilienne. La naissance d'une ville, qui s'étale sur des siècles ou sur des millénaires dans l'Ancien Monde, prenait quelques années ou quelques mois au Brésil. Pour le sociologue, cela constitue une sorte d'expérience toute faite. Et, comme j'étais venu à l'université de São Paulo comme sociologue, j'envoyais mes élèves observer leur quartier ou leur rue. A São Paulo, on disait alors qu'on construisait une maison par heure. Cela changeait tous les jours. Nous observions également que les villes étaient en train de se construire, au bord du chemin de fer qui pénétrait dans l'ouest de l'état de São Paulo et du Parana. C'était très étonnant. La première ville avait 2000 habitants, celle d'après n'en avait plus que 90, vingt kilomètres plus loin, elle en avait 40, et vingt kilomètres plus loin elle en avait un seul.

Le voyage de 1985 fut votre unique retour au Brésil ?

Oui. J'ai été ému de retrouver São Paulo, sa lumière et son parfum bien à elle, mon université des années 1930 devenue une grande institution. Mais ce fut très bref. Cinq jours.

Quatre longues décennies d'absence et un très bref retour à l'université de São Paulo, il y a vingt ans déjà, ne vous ont cependant pas empêché de rester en contact intellectuel continu avec vos élèves brésiliens ?

Vous savez, aujourd'hui, ce ne sont plus mes élèves. Ce ne sont même plus les élèves de mes élèves. Ce sont les élèves des élèves de mes élèves. Mais je n'ai jamais rompu le contact. Dans le domaine de l'ethnologie au moins, je suis resté en correspondance personnelle avec la plupart des universitaires qui occupent les chaires au Brésil, un pays pour lequel je conserve un grand amour. Le Figaro

Klaus firma. Barroso: da gennaio in vigore il Trattato di Lisbona

Il via libera del presidente ceco rimuove l'ultimo ostacolo al testo che riforma le istituzioni europee

MILANO - Dopo quasi otto anni di gestazione e un tentativo fallito, si compie il destino del progetto di riforma delle istituzioni europee, nato per assicurare il buon funzionamento dell'Ue allargata a 27 membri, sta per compiersi. Il presidente ceco, Vaclav Klaus, ha infatti firmato il Trattato di Lisbona. Che ora, ha spiegato il presidente della Commissione Europea, Josè Manuel Barroso, potrebbe entrare in vigore a dicembre o gennaio. Il testo modifica i trattati istitutivi dell'Unione europea e della Comunità europea, adattando i meccanismi di funzionamento della vecchia Ue alle necessità di una Unione che oggi conta 27 membri.

RIMOSSO L'ULTIMO OSTACOLO - La firma di Klaus giunge dopo la sentenza della Corte Costituzionale ceca che ha stabilito che il Trattato di Lisbona è conforme alla Costituzione della Repubblica, rimuovendo l’ostacolo finale alla ratifica del testo che riforma le istituzioni europee. Il presidente euroscettico Vaclav Klaus aveva detto di voler attendere il pronunciamento della Corte di Brno per firmare il trattato europeo di riforma, dopo aver ottenuto una deroga alla Carta dei diritti fondamentali che consente a Praga di evitare nuovi ricorsi per l’indennizzo di tre milioni di tedeschi espulsi dai Sudeti dopo la Seconda Guerra Mondiale.

IL TOTONOMINE - Con il via libera odierno della Corte costituzionale ceca, e la rimozione dell’ultimo ostacolo per il completamento della ratifica del Trattato Ue di Lisbona, può partire finalmente, anche a livello ufficiale, la corsa dei candidati «veri» ai due alti posti dell’Unione creati dal nuovo trattato. Tutto andrà molto velocemente, ora, dopo mesi di "totonomine" più o meno attendibili, con decine di candidati poi bruciati. In realtà la rosa si è già ristretta molto negli ultimi giorni, durante e subito dopo il Consiglio europeo di giovedì e venerdì scorsi. I candidati veri sembrano essere tre su due posti, e uno dei tre non ha ancora dichiarato la sua disponibilità. Per la presidenza stabile del Consiglio europeo il cavallo vincente che esce dal gruppo all’ultima curva è chiaramente l’attuale premier belga Hermann Van Rompuy (Ppe). Nella corsa per la nomina dell’Alto rappresentante della Politica estera Ue, nonché vicepresidente della Commissione, per ora il candidato ufficiale più forte sembra essere Massimo D’Alema, uscito anche lui dall’ombra come "dark horse" solo venerdì scorso, con la dichiarazione di disponibilità ad appoggiarlo da parte del governo italiano. Fortemente appoggiato dal Pse, la ’famiglia politica europea che reclama per sé, e quasi certamente otterrà, il posto di Alto rappresentante, D’Alema deve però guardarsi da un avversario temibilissimo, che non si è ancora dichiarato: il ministro degli Esteri britannico David Miliband. Finora, Miliband ha negato la propria disponibilità, per non compromettere la campagna del proprio governo a favore di Tony Blair alla presidenza stabile dell’Ue. Ma ora, fallito il tentativo di Londra con la quasi certezza che il posto di presidente Ue andrà a Van Rompuy, il ministro degli Esteri britannico potrebbe rompere gli indugi e dichiararsi disponibile. Corriere

C'est un jour vraiment heureux pour toute l'Union européenne. Tellement heureux que j'ai envie de pleurer.

 

Esecutivo forte

C’ è la tenue possibilità, come ha os­servato Ser­gio Romano (il Corriere, 1˚novembre) che l’elezio­ne di Pier Luigi Bersani a segretario del Partito de­mocratico contribuisca a rendere meno irrespirabi­le l’aria del Paese. C’è l’inte­resse del governo ad evita­re, per il futuro, continui scontri frontali con l’oppo­sizione: la sponsorizzazio­ne della candidatura di Massimo D’Alema alla cari­ca di responsabile della po­litica estera della Unione europea è una mossa che va in quella direzione. Ma c’è anche un interesse di Bersani a superare il clima da guerra civile. Bersani, la cui tradizione politica di provenienza teneva in gran conto il realismo, sa bene che quel clima può favorire solo gli estremi­sti. Alla lunga, la «politica delle urla» danneggia le forze moderate di sinistra. Si tratta di una possibili­tà tenue. I «combattenti della guerra civile» non molleranno l’osso, hanno troppo da perdere. Se ci sa­rà, su certi temi, dialogo fra maggioranza e opposi­zione, si può scommettere che Bersani verrà accusato dai suddetti combattenti di essere un traditore.

Ma Bersani si gioca il fu­turo del Pd. Sa che deve da­re del suo partito l’immagi­ne di una «forza tranquil­la », capace di occuparsi con serietà dei problemi del Paese. Solo così può sperare di attrarre, nel Nord d’Italia soprattutto, quella parte di elettorato che oggi non lo voterebbe ma che potrebbe domani cambiare idea, che potreb­be abbandonare il centro­destra se il Partito demo­cratico fosse capace di co­struirsi una reputazione di seria e dinamica forza ri­formista.

Per qualificare così il proprio partito Bersani de­ve cercare il dialogo con la maggioranza là dove più accentuato è l’attivismo ri­formista del governo. La­voro, scuola- università, pubblica amministrazione sono àmbiti nei quali il go­verno, comunque si giudi­chi la sua azione, ha mo­strato una forte caratura ri­formista. Che deve fare l’opposizione? Continuare a dire che «è tutto sbaglia­to, è tutto da rifare», oppu­re tentare di dialogare apertamente col governo cercando reali punti di in­contro per poi poter riven­dicare una parte del meri­to dei provvedimenti adot­tati?

Se sui temi suddetti, e anche su altri (per esem­pio, le questioni degli sgra­vi fiscali alle imprese o del­la potatura della spesa im­produttiva) il Pd fosse ca­pace di presentarsi con proposte costruttive ver­rebbe certo accusato di in­telligenza col nemico dai guerrafondai ma potrebbe guadagnare credibilità agli occhi dell’elettorato più centrista.

C’è poi il capitolo delle riforme istituzionali. Qui il terreno però è decisa­mente minato. Capire do­ve sono collocate le mine è importante. Sulla rifor­ma della giustizia, nono­stante l’opera, comunque preziosa, di pontieri di pre­stigio come Luciano Vio­lante, le possibilità di azio­ne bipartisan sembrano, al momento, scarse o nul­le. È improbabile che il go­verno presenti un proget­to di riforma che possa ot­tenere l’avallo della Asso­ciazione nazionale magi­strati. E senza quell’avallo è difficile che il Pd sia in grado di accordarsi col go­verno.

Probabilmente, la que­stione della riforma della Costituzione (tranne negli aspetti che toccano il te­ma della giustizia) divente­rà, di nuovo, come tante al­tre volte in passato, un ter­reno di seria discussione fra maggioranza e opposi­zione.

Le fondazioni che fanno ca­po a Gianfranco Fini e a Mas­simo D’Alema ci lavorano su da qualche tempo. E Violante ha ricordato i punti su cui, in Parlamento, è forse possibile trovare una intesa: «Trasfor­mare il Senato in Camera del­le Regioni, lasciare a Monteci­torio la legislazione ordinaria e il potere di dare e togliere la fiducia, ridurre il numero dei parlamentari e rafforzare i po­teri del presidente del Consi­glio » ( Il Foglio , 31 ottobre).

Pur auspicando che un’in­tesa si trovi, mi permetto di essere scettico. A meno che non cambino certe condizio­ni. Di riforma della Costitu­zione si parla dai tempi di Craxi e sono sempre falliti tut­ti i tentativi di farla. Le re­sponsabilità di questi ripetuti fallimenti non sono solo del­la classe politica. Sono anche di quelle forze, esterne alla classe politica in senso stret­to, che hanno il potere di le­gittimare oppure di delegitti­mare l’operazione di riforma. Penso, in particolare, ai pro­fessori di diritto costituziona­le. Fin quando la maggioran­za dei costituzionalisti, come fino ad oggi è stato, manterrà un atteggiamento conservato­re, le possibilità di cambia­mento consensuale della Co­stituzione continueranno ad essere ridotte. Immaginiamo che si trovi un accordo sui punti indicati da Violante, ivi compreso il più controverso: il rafforzamento dei poteri del capo del governo. Non ci sarebbe immediatamente una straordinaria mobilitazio­ne di costituzionalisti di pre­stigio contro la «deriva auto­ritaria », contro il «fascismo alle porte»? E quella mobilita­zione, sfruttata dalle forze po­litiche e dai giornali contrari all’accordo, non avrebbe un potente effetto delegittiman­te sull’intera operazione? Co­sì è stato in passato. Perché le cose dovrebbero oggi cam­biare?

In una eccellente ricostru­zione- analisi della vicenda che apparirà sul numero di novembre di Le nuove ragio­ni del socialismo (e la cui let­tura consiglio a quei politici, di maggioranza e di opposi­zione, che vogliano seriamen­te imbarcarsi nell’impresa), Augusto Barbera mostra be­nissimo quanto il provinciali­smo, l’incapacità di confron­tarsi con le esperienze costi­tuzionali europee — britanni­ca, spagnola, tedesca — pesi sui pregiudizi, non solo dei politici, ma anche di molti co­stituzionalisti. Fare le rifor­me costituzionali non è solo una questione affidata alle possibilità di accordo fra maggioranza e opposizione. È anche una questione di ag­gregazione di consenso fra coloro che sono ritenuti com­petenti e legittimati a dire la loro sull’argomento.

Convincere la cultura costi­tuzionalista del Paese che la democrazia richiede governi istituzionalmente forti è un lavoraccio: troppi costituzio­nalisti pensano ancora il con­trario. Ma è un lavoraccio ne­cessario, se si vuole arrivare a risultati. Altrimenti, la ripre­sa del dialogo sulle riforme costituzionali sarà solo, co­me altre volte, una scusa per instaurare, per qualche me­se, un clima meno avvelena­to fra le forze politiche. Me­glio di niente. Ma troppo po­co, forse, per le esigenze del Paese.

Angelo Panebianco. Corriere

Ue: via i Crocefissi dalle scuole. Il governo ricorre

Accolto il ricorso di un'italiana di origine finlandese. La Cei: «Sentenza ideologica»

MILANO - «La presenza dei crocefissi nelle aule scolastiche costituisce «una violazione del diritto dei genitori a educare i figli secondo le loro convinzioni» e una violazione alla «libertà di religione degli alunni». Lo ha stabilito la Corte europea dei diritti dell'uomo di Strasburgo accogliendo il ricorso presentato da una cittadina italiana. Il ministro dell'Istruzione Maria Stella Gelmini in una nota annuncia che «il governo ha presentato ricorso contro la sentenza della Corte europea dei diritti dell'uomo di Strasburgo». Se la Corte accoglierà il ricorso, il caso verrà ridiscusso nella Grande Camera (organo della Corte chiamato a pronunciarsi su un caso che solleva una grave questione relativa all’interpretazione o all’applicazione della Convenzione o dei Protocolli, oppure un’importante questione di carattere generale). Qualora invece il ricorso non dovesse essere accolto, la sentenza diverrà definitiva tra tre mesi, e allora spetterà al Comitato dei ministri del Consiglio d'Europa decidere, entro sei mesi, quali azioni il governo italiano deve prendere per non incorrere in ulteriori violazioni. Il Vaticano fa saper che vuole leggere la motivazione prima di pronunciarsi sulla sentenza. «Preferisco non parlare della questione del crocefisso perchè sono cose che mi danno molto fastidio» dichiara però monsignor Antonio Maria Vegliò, presidente del Pontificio consiglio della pastorale per i migranti. Più netta la presa di posizione della Cei, che boccia la sentenza parlando di «visione parziale e ideologica».

 

LA RICORRENTE - La cittadina che ha fatto ricorso alla Corte di Strasburgo è Soile Lautsi Albertin, cittadina italiana originaria della Finlandia: nel 2002 chiese all'istituto comprensivo statale Vittorino da Feltre di Abano Terme (Padova), frequentato dai suoi due figli, di togliere i crocefissi dalle aule in nome del principio di laicità dello Stato. Dalla direzione della scuola arrivò risposta negativa e a nulla valsero i ricorsi della Lautsi. A dicembre 2004 il verdetto della Corte Costituzionale, che ha bocciato il ricorso presentato dal Tar del Veneto. Il fascicolo è quindi tornato al Tribunale amministrativo regionale, che nel 2005 ha a sua volta respinto il ricorso, sostenendo che il crocifisso è simbolo della storia e della cultura italiana e di conseguenza dell'identità del Paese, ed è il simbolo dei principi di eguaglianza, libertà e tolleranza e del secolarismo dello Stato. Nel 2006, il Consiglio di Stato ha confermato questa posizione. Ma ora la storia si ribalta: i giudici di Strasburgo, interpellati dalla Lautsi nel 2007, le hanno dato ragione, stabilendo inoltre che il governo italiano dovrà versarle un risarcimento di cinquemila euro per danni morali. Si tratta della prima sentenza della Corte di Strasburgo in materia di simboli religiosi nelle aule scolastiche. «Ora lo Stato italiano dovrà tenere conto della sentenza della Corte europea dei diritti dell’uomo» hanno dichiarato i coniugi di Abano.

LA SENTENZA - «La presenza del crocefisso, che è impossibile non notare nelle aule scolastiche - si legge nella sentenza dei giudici di Strasburgo - potrebbe essere facilmente interpretata dagli studenti di tutte le età come un simbolo religioso. Avvertirebbero così di essere educati in un ambiente scolastico che ha il marchio di una data religione». Tutto questo, proseguono, «potrebbe essere incoraggiante per gli studenti religiosi, ma fastidioso per i ragazzi che praticano altre religioni, in particolare se appartengono a minoranze religiose o sono atei». Ancora, la Corte «non è in grado di comprendere come l'esposizione, nelle classi delle scuole statali, di un simbolo che può essere ragionevolmente associato con il cattolicesimo, possa servire al pluralismo educativo che è essenziale per la conservazione di una società democratica così come è stata concepita dalla Convenzione europea dei diritti umani, un pluralismo che è riconosciuto dalla Corte costituzionale italiana». I sette giudici autori della sentenza sono Francoise Tulkens (Belgio, presidente), Vladimiro Zagrebelsky (Italia), Ireneu Cabral Barreto (Portogallo), Danute Jociene (Lituania), Dragoljub Popovic (Serbia), Andras Sajò (Ungheria), e Isil Karakas (Turchia).

VATICANO, DOBBIAMO VALUTARE SENTENZA - Il Vaticano vuole leggere la motivazione, prima di pronunciarsi sulla sentenza della Corte europea di Strasburgo. «Credo che ci voglia una riflessione, prima di commentare», ha detto padre Federico Lombardi, portavoce della Santa Sede. «Preferisco non parlare della questione del crocefisso perché sono cose che mi danno molto fastidio» ha aggiunto monsignor Antonio Maria Vegliò, presidente del Pontificio consiglio della pastorale per i migranti: .

COMMENTI - A livello politico sono numerose (e bipartisan) le perplessità espresse in merito alla decisione della Corte di Strasburgo. «Mi auguro din d'ora - è l'auspicio del presidente della Camera Gianfranco Fini - che la sentenza non venga salutata come giusta affermazione della laicità delle istituzioni che è valore ben diverso dalla negazione, propria del laicismo più deteriore, del ruolo del cristianesimo nella società e nell'identità italiana». Per il ministro Mariastella Gelmini (Pdl) «la presenza del crocifisso in classe non significa adesione al cattolicesimo, ma è un simbolo della nostra tradizione». E anche il neo-leader del Pd Pierluigi Bersani esprime dubbi sulla decisione della Corte di Strasburgo: «Io penso che un'antica tradizione come il crocifisso non può essere offensiva per nessuno» ha detto il segretario dei democratici. Secondo Sandro Bondi, ministro dei Beni culturali e coordinatore del Pdl «queste decisioni ci allontanano dall'idea di Europa di De Gasperi, Adenauer e Schuman. Di questo passo il fallimento politico è inevitabile». Pier Ferdinando Casini, leader dell'Udc la sentenza «è la conseguenza della pavidità dei governanti europei, che si sono rifiutati di menzionare le radici cristiane nella Costituzione europea. Il crocefisso è il segno dell'identità cristiana dell'Italia e dell'Europa». «Spero che la sentenza sia semplicemente orientativa, che si collochi cioè nel rispetto delle credenze religiose» dice Paola Binetti (Pd). Esulta invece Raffaele Carcano, segretario nazionale dell'Unione degli atei e degli agnostici razionalisti, parlando di «un grande giorno per la laicità italiana». «Esprimo un plauso per la sentenza: uno Stato laico deve rispettare le diverse religioni, ma non identificarsi con nessuna» sostiene Paolo Ferrero, segretario di Rifondazione comunista. Per Massimo Donadi, capogruppo di Italia dei valori alla Camera «la sentenza di Strasburgo non è una buona risposta alla domanda di laicità dello Stato, che pure è legittima e condivisibile». Duro Adel Smith, presidente dell'Unione musulmani d'Italia: «I sostenitori del crocefisso in aula dovevano aspettarselo: in uno Stato che si definisce laico non si possono opprimere tutte le altre confessioni esibendo un simbolo di una determinata confessione». Corriere

 

 

 

 

France: le plan de relance sauverait 400 000 emplois

Pour le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, 25 milliards d'euros ont déjà été injectés dans l'économie.

Deux mois avant son échéance, le plan de relance a déjà été réalisé aux trois quarts. C'est ce qu'a indiqué Patrick Devedjian, le ministre de la Relance, dans un entretien ce mardi au quotidien économique La Tribune. «A la date d'aujourd'hui, 25,2 milliards d'euros ont été injectés dans l'économie», soit «75% du plan de relance deux mois avant l'échéance», a souligné le ministre.

«Pour la période 2009-2010, nous estimons aujourd'hui que le plan de relance va permettre de créer ou de sauvegarder 400.000 emplois, dont un peu plus de 250.000 sur la seule année 2009», a-t-il indiqué.

 

1.200 chantiers

 

Des emplois sauvegardés notamment via les nombreux chantiers prévus dans le plan de relance, soit 1.200 au total. Le chiffre a d'ailleurs été révisé à la hausse par rapport au chiffres initiaux: «si une centaine de projets a dû être abandonnée par rapport à la liste initiale, nous avons pu néanmoins financer plus de projets en bénéficiant de la baisse de coûts à l'issue des appels d'offres», souligne Patrick Devedjian.

Des inquiétudes demeurent néanmoins quant à la pérennité de la croissance après l'arrêt du stimulus budgétaire, et pas seulement en France. Aux Etats-Unis comme en Chine, les autorités craignent en effet un trou d'air en matière d'investissement l'an prochain. Pour éviter un tel scénario au niveau français, le gouvernement «réfléchit à un dispositif qui ne pénaliserait pas les collectivités qui ont fait l'effort de conventionner avec l'État dans le cadre du plan de relance».

Les collectivités locales ont d'ailleurs déjà apporté leur pierre à l'édifice, quelle que soit leur couleur politique. Selon le ministre, elles ont déjà investi 54 milliards d'euros en 2009. Un chiffre supérieur de 19 milliards à ce qu'elles dépensent habituellement. Le Figaro

Fillon attaque Yade et Guaino devant les députés UMP

Le premier ministre n'accepte pas que sa secrétaire d'Etat et le conseiller spécial du président se désolidarisent des choix de l'exécutif. «Il faudra en tirer les conséquences le moment venu», prévient-il fermement.

Rama Yade plus que jamais sur un siège éjectable. Les oreilles de la secrétaire d'Etat aux Sports ont dû siffler mardi midi lorsque François Fillon a pris la parole, lors de la réunion hebdomadaire du groupe UMP à l'Assemblée. Tout en se disant «inénervable», le chef du gouvernement a regretté que tout le monde ne se soit pas rangé à l'arbitrage rendu par Nicolas Sarkozy et lui-même sur la suppression du «droit à l'image collective», dispositif d'exonérations de charges sociales pour le sport professionnel.

Il visait notamment Rama Yade, qui s'est exprimée, après les arbitrages, contre la suppression du dispositif, le jugeant «extrêmement dangereux». Un avis inverse de celui de sa ministre de tutelle, Roselyne Bachelot. «J'ai naturellement fait savoir à la secrétaire d'Etat ce que je pensais de la méthode qui consiste à se désolidariser de son ministre. Il faudra en tirer les conséquences le moment venu», a lancé, menaçant, François Fillon.

Dimanche, Nadine Morano avait déjà taclé les deux pieds joints les prises de position singulières et répétées de sa collègue des Sports. «Quand on n'est pas d'accord avec la politique menée par le gouvernement, c'est simple : ou on ferme sa gueule, ou on démissionne, vous connaissez l'adage», avait-elle déclaré. «Lorsqu'on n'est pas d'accord, on fait un choix, soit on se tait, soit on s'en va».

 

Guaino «ne fait pas partie du pouvoir exécutif !»

 

Lors de cette même réunion, François Fillon s'en est également pris - et c'est beaucoup plus surprenant - au conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. Selon plusieurs participants, l'attaque du premier ministre est intervenue en réponse à des déclarations du vice-président du groupe, Jean Leonetti.

Ce dernier s'est justifié, selon les témoins, d'avoir cosigné avec 62 autres députés de la majorité une tribune en faveur d'un grand emprunt supérieur à 50 milliards d'euros, assurant que cette initiative avait été lancée en liaison avec «des membres de l'exécutif». Dans les couloirs, plusieurs députés UMP signataires ne cachent pas en effet avoir reçu l'aval d'Henri Guaino. «Le pouvoir exécutif était totalement en dehors de cette démarche. Les conseillers du président ne font pas partie du pouvoir exécutif !», a asséné le premier ministre, très applaudi par les députés UMP. Le Figaro

Karzai: un appello ai "fratelli talebani"

Il neo presidente: «Depongano le armi, partecipino al processo di pace. Insieme sradicheremo la corruzione» 

KABUL - I «fratelli talebani» depongano le armi e partecipino al processo di pace nel Paese: è l'appello del presidente afgano Hamid Karzai, nel primo intervento dopo la rielezione seguita all'annullamento del ballottaggio per il ritiro di Abdullah Abdullah. Karzai ha chiesto ai talebani espatriati dall’Afghanistan di tornare e ha confermato l’intenzione di coinvolgere nella nuova amministrazione funzionari provenienti da ogni parte del Paese.

 

«MARIONETTA» - Durissima la replica degli studenti del Corano: Karzai non è che «una marionetta» delle potenze occidentali che hanno deciso l'esito delle elezioni. In un comunicato diffuso sul web a nome dell'Emirato islamico in Afghanistan affermano che «l'annullamento delle elezioni ha dimostrato che le decisioni che riguardano l'Afghanistan sono elaborate a Washington e a Londra prima di essere annunciate a Kabul». I talebani giudicano poi «sorprendente che coloro che sostenevano che la marionetta Karzai era coinvolta in massicce e inaccettabili frodi, l'abbiamo ora eletto presidente sulla base di quegli stessi voti fraudolenti».

AFGANI UNITI - «Tenteremo di portare la pace in tutto il Paese. Chiediamo ai nostri fratelli talebani di tornare in Afghanistan in questo ambito, e su questo chiediamo l'assistenza e la cooperazione della comunità internazionale - ha detto Karzai -. La pace sarà possibile quando tutti gli afgani saranno uniti e parleranno con una sola voce, lavorando insieme per un governo di unità che rappresenti tutti». L'amministrazione di Kabul ritiene che i principali leader ribelli si siano rifugiati nel vicino Pakistan. Karzai ha proposto varie volte al mullah Omar, il capo supremo dei talebani, e agli altri responsabili dei combattenti islamici di unirsi al processo politico, garantendo la loro incolumità anche al cospetto delle forze internazionali, ma i suoi appelli non sono mai stati presi in considerazione dai leader degli studenti del Corano.

CORRUZIONE - Il neo presidente ha detto che intende «sradicare la corruzione e affrontare tutti i problemi esistenti»: «L'Afghanistan è stato infestato dalla corruzione, il nostro governo è stato infestato dalla corruzione. Impiegheremo tutti i mezzi necessari per sradicare questa sporcizia - ha dichiarato -. Dobbiamo essere capaci di dimostrare alla nazione afgana e al mondo che gli afgani sono sinceri nei loro sforzi e vogliono raggiungere dei risultati». Corriere

L'Ue: in Italia la ripresa c'è, ma è frenata dal debito pubblico

Sulla ripresa europea che si profila per il 2010-2011 resta una forte incognita per la disoccupazione

BRUXELLES - L’economia europea sta uscendo dalla recessione, secondo il commissario europeo per gli Affari economici, Joaquin Almunia. Per quanto riguarda in particolare l'Italia, la ripresa non è al di sotto della media europea, me è frenata dalla crescita del debito pubblico. È quanto emerge dalle previsioni autunnali della Commissione europea. «La risposta del governo alla crisi ha dovuto fare i conti con la necessità di evitare un sostanziale deterioramento delle finanze pubbliche, visto il livello molto alto del debito in un contesto di rischi globali in aumento», dice l'Ue. Nonostante ciò dal 114,6% del pil di quest'anno, il debito pubblico dovrebbe salire al 116,7% nel 2010 e al 117,8% nel 2011.

 

UE - Sulla ripresa europea che si profila per il 2010-2011 resta una forte incognita per la disoccupazione. Il tasso di disoccupazione nell'Unione europea dovrebbe raggiungere il 10,7% della popolazione attiva nell'area euro per il 2010 e il 10,9% nel 2011. «Le difficoltà del mercato del lavoro e gli ostacoli agli investimenti potrebbero avere conseguenze più pesanti del previsto», dice la Commissione europea. «La strada che abbiamo davanti rimane difficile», ha commentato Almunia.

PIL - Per quanto riguarda il prodotto interno lordo (Pil) in Italia calerà del 4,7% quest'anno e salirà dello 0,7% il prossimo anno, in linea con la media europea, per arrivare a +1,4% nel 2011, contro un +1,5% dell'Eurozona e un +1,6% dell'Unione europea. Il rapporto deficit/Pil dell'Italia nel 2010 resterà fermo al 5,3%, lo stesso livello di quest'anno, mentre nel 2011 si collocherà al 5,1%. Corriere

Hortefeux décroche 10 754 recrutements de policiers

Alors que l'heure est à la réduction du nombre de fonctionnaires, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a expliqué à l'Assemblée nationale que "la mission sécurité" serait renforcée par des recrutements.

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a assuré lundi, devant la commission élargie de l'Assemblée nationale qui l'auditionnait sur le budget 2010 de la "mission sécurité", que celui-ci permettrait de recruter 10 754 policiers et gendarmes.

Le budget "mission sécurité" se monte à 16,4 milliards d'euros, en "hausse de 1,28%" par rapport à celui de 2009, a souligné Michel Diefenbacher, rapporteur pour avis de la Commission des Finances, dont 8,7 mds euros pour la police et 7,6 mds euros pour la gendarmerie.

Cela permettra de recruter "4240 personnels dans la police et 6.514 dans la gendarmerie", a indiqué le ministre.

Pour la police, il s'agira de "40 commissaires, 100 officiers, 1500 gardiens de la paix, 1600 adjoints de sécurité et cadets de la République, ainsi que 1000 personnels administratifs, techniques et scientifiques", a précisé le ministère de l'Intérieur à l'AFP.

Dans la gendarmerie, ces recrutements porteront sur "315 officiers, 1243 sous-officiers, 3840 gendarmes adjoints volontaires et 1116 personnels administratifs, techniques et scientifiques", a-t-on indiqué de même source.

Toutefois, notamment en raison de la révision générale des politiques publiques (RGPP), la police perdra dans le même temps "1390 (postes) équivalents temps plein et la gendarmerie 1354", a relevé M. Diefenbacher.

Pour le groupe socialiste, Delphine Batho a d'ailleurs souhaité "stopper la RGPP pour les forces de sécurité", en soulignant que les effectifs de police passeraient d'aujourd'hui "146 000 à 138 000 en 2014". Le groupe socialiste a déposé un amendement en ce sens.

Elle a également interpellé le ministre sur "la politique du chiffre", en matière de sécurité, qualifiée de "contreproductive" ou de "risque grave de rupture" par certains syndicats de police, a-t-elle rapporté.

"Vous pouvez critiquer le thermomètre, mais c'est encore le meilleur moyen pour prendre la température", lui a rétorqué le ministre.

Enfin, le ministre de l'Intérieur a rappelé que le concours que l'Etat apporte aux collectivités locales pour leur partenariat en matière de vidéosurveillance allait passer "de 12 millions d'euros en 2009 à 20 millions d'euros en 2010". L'Express

La Giustificazione

La verità sulla giustificazione dell'uomo
pietra miliare del cammino ecumenico

 

 

Un'importante ricorrenza che può aiutare a far progredire il cammino verso l'unità. Con queste parole Benedetto XVI ha ricordato domenica 1 ° novembre, al termine dell'Angelus in piazza San Pietro, il decimo anniversario della firma della "Dichiarazione congiunta sulla dottrina della giustificazione" da parte della federazione luterana mondiale e della Chiesa cattolica. Il Papa ha poi rivolto particolari espressioni di saluto ai diversi gruppi di fedeli presenti alla preghiera mariana.

Sono trascorsi esattamente dieci anni da quando alti rappresentanti della Federazione Luterana Mondiale e della Chiesa cattolica, il 31 ottobre 1999, ad Augsburg, firmarono la Dichiarazione Congiunta sulla Dottrina della Giustificazione. Ad essa aderì poi, nel 2006, anche il Consiglio Metodista Mondiale. Quel documento attestò un consenso tra luterani e cattolici su verità fondamentali della dottrina della giustificazione, verità che ci conducono al cuore stesso del Vangelo e a questioni essenziali della nostra vita. Da Dio siamo accolti e redenti; la nostra esistenza si iscrive nell'orizzonte della grazia, è guidata da un Dio misericordioso, che perdona il nostro peccato e ci chiama ad una nuova vita nella sequela del suo Figlio; viviamo della grazia di Dio e siamo chiamati a rispondere al suo dono; tutto questo ci libera dalla paura e ci infonde speranza e coraggio in un mondo pieno di incertezza, inquietudine, sofferenza. Nel giorno della firma della Dichiarazione Congiunta, il Servo di Dio Giovanni Paolo II la definì "una pietra miliare sulla non facile strada della ricomposizione della piena unità tra i cristiani" (Angelus, 31 ottobre 1999). Questo anniversario è dunque un'occasione per ricordare la verità sulla giustificazione dell'uomo, testimoniata insieme, per riunirci in celebrazioni ecumeniche e per approfondire ulteriormente tale tematica e le altre che sono oggetto del dialogo ecumenico. Spero di cuore che questa importante ricorrenza contribuisca a far progredire il cammino verso l'unità piena e visibile di tutti i discepoli di Cristo. L'Osservatore Romano

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