jeudi, 02 juillet 2009
Interview au prof Farhad Khosrokhavar
Pour le professeur Farhad Khosrokhavar, spécialiste de l'Iran, «rien ne sera plus comme avant : la peur du guide suprême est retombée».
Spécialiste de l'Iran, professeur de sociologie à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris, Farhad Khosrokhavar vient de passer six semaines en Iran pendant la crise. Il est l'auteur d'Avoir vingt ans au pays des ayatollahs *.
LE FIGARO. - Comment expliquer le récent «coup d'État» iranien ? Pouvait-on s'y attendre ?
Farhad KHOSROKHAVAR. - Depuis sa création, il y a 30 ans, la République islamique a toujours eu deux dimensions : l'une théocratique et non élective, avec le guide suprême et, entre autres, l'armée, le pouvoir judiciaire ; l'autre, symbolisée par des organes élus directement par le peuple, comme le Parlement ou le président. Avec l'élection d'un réformiste, Khatami, en 1997, on a pu assister à l'essor de différents mouvements sociaux : les intellectuels, les étudiants, les femmes, les minorités ethniques. Ces derniers ont commencé à inquiéter le pouvoir dominant, c'est-à-dire ce que j'appelle le «duo au pouvoir» - le guide et la hiérarchie supérieure des pasdarans. Pour eux, il fallait trouver le moyen de se débarrasser de la dimension républicaine de la République islamique, qui mettait en péril le système. Une fois élu en 2005, Mahmoud Ahmadinejad, le candidat favori d'Ali Khamenei, a rapidement entrepris de désarticuler l'appareil d'État et de lui retirer sa relative autonomie. Il a fait changer trois fois le gouverneur de la Banque centrale, il a fait jouer la planche à billets, en ignorant les objections du Parlement. En parallèle, il a systématiquement réprimé la société civile. De quoi satisfaire le guide.
La victoire d'Obama, aux États-Unis, a-t-elle encouragé cette reprise en main ?
Les élections américaines ont déstabilisé le pouvoir. Face à la rhétorique belliqueuse de George Bush, le régime iranien savait comment s'y prendre. À l'axe du mal, il opposait son propre axe du diable. Mais, face à la nouvelle politique de Barack Obama, le guide ne savait trop comment réagir. La reconduction d'Ahmadinejad se présentait donc comme la meilleure solution pour la survie du système.
Pendant les deux semaines précédant le scrutin, la campagne électorale avait paradoxalement créé une ambiance démocratique inédite…
Pendant cette élection, le guide n'avait qu'une obsession : le fort taux de participation. Il a donc, d'abord, favorisé l'expression publique, en laissant les coudées franches aux jeunes, qui se déversèrent tous les soirs dans la rue, dans une ambiance festive, parfois jusqu'à trois heures du matin. Du jamais vu en Iran. En fait, Khamenei pensait qu'après avoir voté ils rentreraient docilement chez eux. Mais c'est révélateur d'une méconnaissance totale de sa société. Deuxième faux pas : l'organisation inédite de débats télévisés entre les différents candidats. Au lieu de favoriser Ahmadinejad, ils ont poussé de nombreux Iraniens à s'identifier à son adversaire principal, Mir Hossein Moussavi.
Le résultat du scrutin a donc créé la surprise ?
Lorsqu'Ahmadinejad est annoncé gagnant, avec 64 % des voix, c'est le choc. Les Iraniens refusent d'accepter ce qu'ils considèrent comme une énormité. Pour eux, plus que le signe d'une fraude, c'est l'exemple flagrant d'un mépris total du pouvoir par rapport à la population. Ils ont l'impression d'avoir été dupés, manipulés. Pour signifier leur contestation, ils descendent manifester dans les rues.
Face à la force de la répression actuelle, ce mouvement peut-il perdurer ?
Deux scénarios sont possibles. Celui de Tiananmen, où le pouvoir a réprimé la population par un bain de sang. Cependant, plus tard, la Chine a fait en sorte que le développement économique prenne la relève. La société a, en quelque sorte, été rachetée par les autorités, et elle y a trouvé son compte. Mais l'ouverture économique est actuellement inenvisageable pour le pouvoir iranien, car elle ne peut se faire sans véritables concessions au niveau du nucléaire. Il y a aussi l'exemple de Solidarnosc. On peut imaginer que le système, en pleine crise de légitimité, finisse par s'effondrer. Résultat : pour l'heure, le pouvoir iranien ne peut survivre que par la répression. S'il daigne ouvrir les vannes, la haine accumulée au cours de ces dernières années va à nouveau exploser.
L'opposition est-elle morte pour autant ?
Non. On assiste, pour la première fois au Moyen-Orient, à l'émergence d'une véritable société civile. Pendant les manifestations, ce sont tous les styles d'Iraniens qui sont descendus dans les rues. Dans les pays voisins - Égypte, Pakistan, Maroc -, l'utopie islamiste s'impose, de plus en plus, comme un recours contre les pouvoirs perçus comme étant corrompus. Mais en Iran, on assiste à l'émergence d'une société qui se réclame de la démocratie. Les gens se battent, non pas au nom de la religion, mais au nom du respect de leur vote. Ces derniers événements ont forcé le mouvement réformiste à radicaliser son discours. Rien ne sera plus comme avant. D'autant plus que cette crise a révélé des fissures au sein du système.
Quelles sont ces fissures ?
C'est aujourd'hui la légitimité même du régime qui est en cause. La peur à l'égard du guide est retombée. Aujourd'hui, on ose remettre en cause la sacralité de son pouvoir. L'ayatollah Montazeri, proche des réformistes, vient même de laisser entendre que ceux qui ont approuvé Ahmadinejad n'ont aucune légitimité. L'idée de remplacer le guide par un conseil de religieux fait également débat. Ce mouvement va laisser une trace profonde dans le pays. Le Figaro
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Tre monti per Michele
Tre monti da custodire
di Ilenia Bellini Il Gargano in Puglia, il Pirchiriano in Piemonte e il Tumba in Normandia sono le tre montagne sulle quali si è insediato il culto per l'arcangelo Michele, rispettivamente nel V, VIII e X secolo, dando luogo a ricche tradizioni cultuali e storico-culturali. Tali tradizioni sono state al centro del Progetto Custos - sigla che sta per Cultura, università, storia, tecnologie, organizzazione, spettacolarizzazione - realizzato dall'università degli studi di Bari con fondi europei, che ha visto la creazione di un portale (www.custos.unibari.eu), due documentari scientifici, un film di animazione, una mostra fotografica itinerante sui tre monti dedicati a san Michele e un volume-dossier riepilogativo dell'intero progetto (cfr. "L'Osservatore Romano" dell'11 settembre scorso).
Per rinsaldare la collaborazione tra la Puglia e il Piemonte, soprattutto nel settore della ricerca storico-cristianistica, l'università di Bari ha indetto una nuova edizione del progetto che prevede l'allestimento anche in Piemonte della mostra "I tre monti consacrati all'angelo. Storia e iconografia", cinquanta pannelli che illustrano, da vari punti di vista, la storia del santuario pugliese, di quello normanno e della Sacra di San Michele, montagne che, secondo le fonti medievali, l'angelo ha scelto per sé nell'Occidente latino.
Poste in continuità ideale e storica, costituiscono le tappe di un pellegrinaggio micaelico in linea, che dall'Europa centro-settentrionale, percorrendo le tante strade che costituivano la cosiddetta via Francigena raggiungeva Roma e il Gargano e proseguiva talvolta fino in Oriente e in Terra Santa. La mostra presenta riproduzioni fotografiche di reperti vari, oggetti d'arte colta e popolare, statue, sculture, ex voto, calici liturgici, impronte di mani e piedi di pellegrini, affreschi, miniature, dipinti medievali e moderni, scorci di paesaggio.
"La mostra - spiega Giorgio Otranto, responsabile del progetto - dopo le tappe di Bari e della Normandia sarà inaugurata il 9 giugno prossimo a Torino, dove rimarrà fino al 4 luglio. Hanno contribuito alla realizzazione del progetto l'università di Bari, che ha così accolto la proposta del presidente del Consiglio regionale Pietro Pepe, la presidenza del Consiglio regionale del Piemonte e il Dipartimento di Storia dell'università di Torino".
"Si tratta di una iniziativa molto importante, scrive Pepe in una nota, che offrirà la possibilità di far conoscere le immagini più belle della grotta-santuario di San Michele del Gargano, dell'abbazia fortezza di Mont Saint-Michel e dell'abbazia di San Michele della Chiusa, sul monte Pirchiriano: i tre monti del pellegrinaggio micaelico, luoghi-simbolo del culto per il "custode" della tradizione biblica e della fede, venerato e amato fin dall'antichità in tante parti del mondo".
"Il Piemonte - spiega il presidente del Consiglio regionale del Piemonte Davide Gariglio - ha visto la diffusione del culto micaelico, a seguito del ruolo che nella nostra regione ebbero nell'altomedioevo i longobardi, devoti a quello che era considerato uno dei principali patroni di quel popolo".
La Sacra di San Michele è tra i luoghi che storicamente sono stati sede del culto dell'arcangelo guerriero. Nei suoi pressi, alle chiuse edificate ai piedi del monte Pirchiriano, proprio i longobardi di re Desiderio subirono nel 773 la sconfitta che avrebbe aperto l'Italia al dominio dei franchi. Per secoli l'abbazia benedettina ha dominato la vita del Piemonte e non solo, estendendo i suoi domini alla Savoia, in Francia e in Spagna.
L'abbazia, inoltre, è stata un baluardo difensivo contro le invasioni provenienti d'oltralpe (dai saraceni ai francesi) e un centro di cultura che ha influito profondamente sulla formazione del senso di comunità in tutta l'area piemontese. Per la sua storia secolare, per le testimonianze di spiritualità, di ardimento, d'arte, di cultura e per la sua eccezionale collocazione e visibilità, nel 1994, il Consiglio regionale ha assegnato alla Sacra il titolo ufficiale di "monumento simbolo" del Piemonte. Da quindici anni la Regione concorre al recupero e alla valorizzazione dell'abbazia, sostenendo le molteplici iniziative culturali promosse dai padri rosminiani, alle cui cure il monumento è affidato ormai da oltre 170 anni.
A corredo della mostra è stata pubblicata da Alessandra Moro una guida per una migliore fruizione della mostra.
Nell'ambito del progetto si è tenuto giovedì 25 giugno 2009 presso il Palazzo Lascaris di Torino il convegno "Sulle Alpi e fra due mari: pellegrinaggio internazionale nel medioevo". Sono intervenuti: André Vauchez (Institut de France, Parigi) su "Pellegrinaggi e santuari di San Michele nell'occidente medievale"; Giorgio Otranto (università di Bari) su "Il pellegrinaggio micaelico dal Gargano all'Europa"; Giuseppe Sergi (università di Torino) su "La mobilità religiosa nel medioevo"; Raffaele Nigro (scrittore e poeta) su "Memorie di un barbaro". Ha presieduto Giampiero Casiraghi (Comitato regionale sacrense). L'Osservatore Romano
18:32 Publié dans Saggi | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Parla il Garante per la protezione dei dati personali
| Pizzetti: «L'informazione è il prodotto di una comunicazione continua e collettiva a livello mondiale. Le vicende iraniane ne sono la conferma». Ma nell'agenda anche intercettazioni, videosorveglianza e tutela della Pa | |
«Dai blog ai social network fino al recentissimo, e già quasi invecchiato, sistema twitter, sempre di più oggi l’informazione è il prodotto di una comunicazione continua e collettiva a livello mondiale». Ne è convinto il presidente del Garante per la protezione dei dati personali Francesco Pizzetti, che nella sue relazione annuale al Parlamento spiega che «quanto sta avvenendo in Iran dimostra che su questi strumenti, e specialmente sui più innovativi, poggia una forma di resistenza democratica mai immaginata prima». Intercettazioni: "No a sanzioni penali per i giornalisti" No alle sanzioni penali per i giornalisti che pubblicano informazioni acquisite e trattate dai giudici. Pizzetti esprime perplessità sulle nuove regole relative ai limiti della pubblicabilità di notizie acquisite e trattate dai giudici. Del resto «non tocca all’Autorità fissare le regole che presiedono al rispetto della libertà d’informazione garantita dalla Costituzione, se non quando siano concretamente in discussione eventuali e puntuali violazioni della riservatezza dei cittadini», aggiunge. Per Pizzetti «non vi è ragione di ritenere che la regolazione in via generale della libertà di stampa abbia una diretta e immediata connessione con la tutela della privacy, che deve invece sempre essere valutata caso per caso». "Brunetta sia attento a non violare i diritti statali" L’operazione trasparenza avviata dal ministro della Funzione pubblica, Renato Brunetta, non deve rischiare di mettere a repentaglio il diritto alla privacy degli statali. Pur apprezzando «ogni azione tesa ad aumentare l’efficienza della Pa e incrementare l’uso delle tecnologie per accelerare e rendere più agevole il rapporto con i cittadini», Pizzetti sottolinea «la pericolosità della diffusione in rete, senza adeguate misure di protezione e di controllo, dei milioni di dati personali che l’Amministrazione quotidianamente tratta». Dunque, il Garante invita ad «una attenta valutazione dei diritti degli stessi funzionari pubblici» e aggiunge: «occorre evitare una lettura della nuova normativa eccessivamente sbilanciata, che potrebbe tradursi in una violazione, a danno dei dipendenti pubblici, dei diritti fondamentali di ogni lavoratore». "Foto villa Certosa, il principio si applica a tutti" Il divieto di diffusione di foto all’interno di abitazioni private è «un principio che si applica a tutti, indipendentemente dalla notorietà e che comporta la illeicità delle foto e il conseguente divieto della loro diffusione. Abbiamo vietato tali foto - ricorda - in quanto sono stati utilizzati teleobiettivi e sistemi inclusivi e sofisticati di ripresa e di trattamento delle immagini». Del resto «non è lecito riprendere senza il loro consenso persone all’interno di una privata dimora, compreso il parco e gli edifici che ne fanno parte, specialmente quando esse svolgano normali attività di vita sociale e di relazione», aggiunge. "Presto un intervento sulla videosorveglianza" Anche le ronde finiscono nel mirino di Pizzetti che promette a breve un provvedimento sull’uso corretto delle videocamere e degli altri sistemi di controllo. Il Garante ha detto che vigilerà sull’utilizzazione «da parte delle istituzioni di sicurezza dei dati raccolti da privati». Fari accesi, dunque, «sulla videosorveglianza e, più in generale, sulla possibilità che associazioni di cittadini svolgano attività connesse con i compiti istituzionali delle forze di polizia», assicura. La Stampa | |
18:29 Publié dans Stampa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Ruggine, usura o difetto di fabbricazione
Il ministro Matteoli: c’era la ruggine. Gli esperti: usura o difetto di fabbricazione
VIAREGGIO — Ci è voluto almeno un anno e mezzo perché la crepa diventasse com’era lunedì sera, un istante prima del disastro. Almeno un anno e mezzo se si vogliono leggere i segni al ribasso. In realtà i grandi esperti italiani che sanno interpretare quei segni assicurano che gli anni sono due, forse più. Qualcosa ha dato il via alla fenditura iniziale e il tempo ha fatto il resto. Ma da cosa è partito tutto? Ruggine, per esempio. Anche solo una piccolissima infiltrazione potrebbe aver innescato il «meccanismo di fratturazione » dell’asse del treno deragliato a Viareggio.
Questo sta emergendo dall’inchiesta della magistratura e non a caso il ministro delle infrastrutture Altero Matteoli parla di «tracce di ruggine» sull’asse spezzato del vagone-cisterna uscito dai binari. Altre ipotesi: un difetto di fabbricazione, agenti atmosferici, usura. L’esame «metallografico», in programma per i prossimi giorni, chiarirà molti dettagli che in un incidente come questo fanno la differenza dell’indagine: la durezza del metallo, le sue caratteristiche tecniche e chimiche, perfino il tempo impiegato dalla crepa per crescere fino a tranciare di netto la boccola, quella specie di enorme cilindro che si trova alle estremità di ognuna delle ruote del treno e che lo tiene in assetto. Senza le boccole, anche una soltanto, il deragliamento è praticamente automatico.
Il treno carico di gpl, si è scoperto negli accertamenti di ieri, non ha proseguito come avrebbe dovuto per un tratto lungo 450 metri, a partire dal binario 4 appena prima dell’ingresso nell’area della stazione. Per tutto quel percorso le 14 cisterne, tutte potenziali bombe, hanno oscillato pericolosamente incidendo i binari a intermittenza: un tratto visibilmente segnato dalle ruote (a quel punto fuori asse) e il tratto successivo in pratica senza nessuna traccia di usura. Sono tracce importanti, dicono gli inquirenti, per ricostruire la dinamica esatta dell’incidente e risalire alle possibili responsabilità.
La procura di Lucca precisa che non ci sono indagati ma non esclude che ci possano essere nei prossimi giorni. La domanda è: chi aveva in uso la carrozza uscita dai binari? Probabilmente cominceranno da lì le iscrizioni nel registro degli indagati. Diverso per l’inchiesta del ministero dei trasporti. Ieri il ministro Matteoli, riferendo in aula del disastro, ha detto che «la superficie di vettura presenta un aspetto liscio con tracce di ruggine» e che «sono in corso accertamenti sull’integrità della struttura delle cisterne ribaltate». Sono «i primi cinque carri del convoglio » ha spiegato. Il sesto e il settimo erano sviati ma ancora in asse e gli ultimi sette, verso la coda, sono rimasti sui binari. Matteoli ha anche parlato del fatto che «tutti i carri cisterna sono muniti di ruote monoblocco». Non ha invece accennato ai sistemi di controllo della temperatura delle boccole. Ce ne sono lungo tutta la linea ferroviaria del Paese e quelle di Viareggio, perfettamente funzionanti, non avrebbero rilevato alcun calore anomalo al punto da far surriscaldare i freni.
Si è scoperto alla fine della giornata, quando anche l’ultima cisterna è stata svuotata e l’area della stazione è tornata sicura, che sì, le cisterne erano tutte integre e che questa è stata la salvezza di Viareggio. Se il fuoco avesse fatto saltare tutte le 13 rimaste intere, la città avrebbe cambiato i suoi connotati fino al quartiere più periferico. I vigili del fuoco hanno lavorato quasi 24 ore per svuotare le vasche piene del gpl rovesciate sulla massicciata. Ciascuna di quelle vasche conteneva 80 mila litri di gpl, circa 40 mila chili.
È stato calcolato che nella zona più vicina all’esplosione si è arrivati a una temperatura di 1500 gradi. Per questo è diventato impossibile riconoscere alcune delle 17 vittime. Per questo è stata praticamente incenerita ogni cosa si sia trovata sulla linea del fuoco. Il gpl, liquido all’interno delle cisterne, è diventato gassoso appena fuoriuscito. È più pesante dell’aria quindi resta in basso e, spiegano i vigili del fuoco, è un gas molto denso al punto che lo si può vedere e toccare. Lunedì sera il gpl, come un serpente velenoso, ha strisciato finché una scintilla non lo ha fatto esplodere. Giusi Fasano. Corriere
| Un fermo immagine tratto da Sky tg 24, mostra l'ad di Ferrovie dello Stato Mauro Moretti mentre illustra il disegno dell'asse che ha ceduto provocando il deragliamento e la successiva esplosione del treno merci (Ansa) |
18:22 Publié dans Stampa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Pacchetto sicurezza
Divieto di accedere ai servizi pubblici per chi non ha il permesso di soggiorno
ROMA — Dalle norme per il contrasto all’immigrazione a un giro di vite contro i reati di mafia; dal carcere per i writers alle ronde dei cittadini. Ecco le novità principali del ddl composto da 66 articoli approvato dal Senato.
La clandestinità diventa reato - Chi entra o soggiorna in maniera illegale in Italia commette il reato di immigrazione clandestina. La pena è un’ammenda da 5 a 10 mila euro. I clandestini sono sottoposti a processo davanti al giudice di pace con espulsione per direttissima. Che cosa cambia? È previsto un boom delle espulsioni: dalle 25 mila del 2008, potrebbero almeno raddoppiare.
Nascono i centri di espulsione - I Centri di permanenza temporanea (Cpt) diventano Centri di identificazione ed espulsione. La permanenza massima passa da 2 a 6 mesi. Che cosa cambia? Il prolungamento della permanenza permetterà di completare le procedure per l’espulsione, attualmente spesso lasciate a metà.
Servizi pubblici off limits - Chi svolge la funzione di pubblico ufficiale ha l'obbligo di denuncia dei clandestini che si presentano agli sportelli. Che cosa cambia? I clandestini non potranno più accedere ai servizi pubblici. E anche se è saltata la norma sui medici e presidi-spia, c’è chi sostiene che l’obbligo di denuncia ci sarà lo stesso perché deriva dalla funzione pubblica esercitata.
La registrazione all’anagrafe - Il permesso di soggiorno diventa obbligatorio per qualsiasi atto: registrazione nuovi nati, matrimonio, etc. Che cosa cambia? La registrazione all’anagrafe non sarebbe possibile e i bambini appena nati non potendo essere riconosciuti diventerebbero adottabili. La legge Bossi-Fini prevede però un permesso di soggiorno di 6 mesi per le donne incinte, che dovrebbe consentire la registrazione all’anagrafe.
Soggiorno a pagamento - Il permesso di soggiorno e l’acquisizione della cittadinanza italiana saranno a pagamento: da 80 a 200 euro. Che cosa cambia? Per le casse pubbliche è previsto un incasso di almeno 160 milioni di euro all’anno destinati alle politiche per l’immigrazione.
«Favoreggiatori» nel mirino - Chi favorisce l'ingresso dei clandestini rischia fino a 15 anni di carcere. E chi affitta appartamenti agli irregolari rischia fino a 3 anni di carcere. Che cosa cambia? Chi cede in affitto la casa dovrà verificare il permesso di soggiorno del locatario.
Le ronde per la sicurezza - La legge riconosce le associazioni «di volontari per la sicurezza». Le ronde saranno disarmate. Via libera allo spray al peperoncino per l’autodifesa. Che cosa cambia? Le ronde potranno circolare nelle strade ma senza divise o simboli di partiti politici. Sono così tagliate fuori le «ronde nere» in divisa kaki e basco nero preannunciate dal Partito nazionalista. Le ronde segnaleranno le illegalità alle forze dell’ordine, ma senza intervenire.
Nuovo giro di vite antimafia - Il carcere duro per i reati di mafia è rinnovato non più ogni 2 anni, ma ogni 4. Tutti i colloqui familiari saranno registrati. E saranno ammessi al massimo tre incontri settimanali con gli avvocati. Sempre per contrastare le cosche, sono escluse dagli appalti pubblici le imprese che abbiamo omesso denunce di racket. Inoltre nei casi di infiltrazione mafiosa, lo scioglimento dei Comuni riguarderà anche gli organi amministrativi e tecnici. Che cosa cambia? Lo scioglimento degli organi amministrativi secondo i tecnici del ministero consentirà di allontanare dagli uffici pubblici con più facilità il personale colluso con le cosche, che spesso sopravvive agli organi politici.
Writers e vandali, pene più severe - La nuova legge prevede carcere fino a 3 mesi per chi imbratta cose di interesse artistico o storico. Ammenda fino a 1000 euro per chi vende a minorenni bombolette di vernice non biodegradabile. Che cosa cambia? Il giro di vite contro writers e vandali, sollecitato in particolare dai sindaci di alcune grandi città, se applicato con rigore rischia di creare un problema di affollamento delle aule giudiziarie: secondo una stima non ufficiale della questura di Roma, nella sola capitale gli atti perseguibili sono nell’ordine «delle centinaia ogni settimana».
Alcol e droghe, patente da rifare - È disposta d’ufficio la «revisione della patente» per chi guida ubriaco o sotto l’effetto di droghe. Si tratta delle procedura che accerta il possesso dei requisiti psicofisici attitudinali per la guida. Inoltre, la revoca della patente è più facile. Che cosa cambia? Secondo le prime stime potrebbero essere almeno 20 mila le persone che ogni anno si dovranno sottoporre alla revisione della patente. Paolo Foschi. Corriere
18:19 Publié dans Stampa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Il calvinismo
Il riformatore
che disincarnò l'Incarnazione
di Alain Besançon Pochi francesi hanno lasciato un'impronta duratura, visibile e riconosciuta sulla faccia della terra. Non penso a quelli che hanno lanciato una moda intellettuale e artistica, perché ce ne sono molti. E neppure a quelli che fanno parte dei classici dell'umanità, come Montaigne, Pascal, Balzac, Cézanne e molti altri. Penso solo a quanti hanno spinto una parte dell'umanità europea a deviare dal suo cammino storico abituale, che hanno avuto la forza di imprimerle un'altra direzione. Non ne vedo che due: Rousseau, senza dubbio, che ha rimodellato il XIX secolo, e anche il XX, ma ancora di più Calvino (10 luglio 1509 - 27 maggio 1564). Proprio perché era straordinario, non c'era finora nella collezione più apprezzata dei classici francesi un volume di Calvino. L'opera completa di Rousseau è stata pubblicata da tempo. Lutero ha già un volume. Ecco dunque finalmente Calvino nella Pléiade (Calvin, Oeuvres, édition établie par Francis Higman et Bernard Roussel, Paris, Gallimard, 2009, pagine 1432, euro 45).
Si è potuto sostenere che senza Calvino la riforma luterana sarebbe rimasta una questione tedesca e a lungo andare avrebbe potuto essere riassorbita. Dopo tutto l'offensiva cattolica, all'inizio del XVII secolo aveva già ristabilito la gerarchia nei porti del Baltico, appena prima della fulminea controffensiva svedese, sovvenzionata da Richelieu. Ci furono riavvicinamenti per tutto il XVII secolo. Bossuet e Leibniz li sognavano, Bach non aveva problemi a mettere in musica messe. Nulla di simile con i calvinisti, severamente separati, come da un muro.
Fu piuttosto sotto la forma calvinista che sotto quella luterana che la Riforma avanzò in Polonia e in Ungheria. In Francia il partito calvinista arrivò quasi a impadronirsi dello Stato monarchico, e anche dopo la notte di San Bartolomeo, che lo decapitò, poté ancora sostenere trent'anni di guerra e non fu mai eliminato.
La forza del calvinismo sta nell'avere diffuso il suo modello di cristianesimo nelle aree più progredite, l'Olanda, la parte più dinamica dell'Inghilterra, la Scozia, e infine, e soprattutto, gli Stati Uniti. In Olanda, mi diceva un collega che vi ha vissuto a lungo e che ha ascoltato dal Nunzio questa battuta, il paesaggio religioso oggi è diviso tra i calvinisti protestanti, i calvinisti cattolici, i calvinisti ebrei, i calvinisti liberi pensatori. Tanto è profonda l'impronta lasciata dal riformatore francese.
Non entrerò nell'immensa letteratura a lui dedicata. Tutt'al più vorrei sfatare alcuni pregiudizi comuni.
Data la violenza delle polemiche rivolte contro di lui, non è inutile affermare che Calvino è un cristiano. Egli aderisce pienamente ai simboli di Nicea e di Costantinopoli. Professa di credere nella Chiesa una, santa, cattolica (preferisce dire universale) e apostolica. Crede nella Trinità, al peccato originale e a quello attuale, alla salvezza attraverso Gesù Cristo. Sebbene non voglia che si preghi la Madre di Dio, la onora e crede fermamente alla sua verginità perpetua. Mantiene due sacramenti, il Battesimo e la Cena. Contrariamente a ciò che a volte si dice, crede nella presenza reale, anche se non ammette la concezione cattolica della transustanziazione.
In materia dogmatica, Calvino, di una generazione più giovane di Lutero, è un luterano, puro e semplice. A Strasburgo, in ambito riformato, dove ha acquisito le sue convinzioni definitive, ha aderito pienamente, e senza nulla cambiare, ai due principi della giustificazione per fede, (sola fide, sola gratia) e della sovranità della Bibbia (sola scriptura). Sono due principi che il concilio di Trento, troppo tardi, purtroppo, poiché la rottura era già avvenuta, ha riconosciuto che potevano essere accolti nell'ortodossia.
Se vi è un punto a partire dal quale si percepisce meglio che Calvino si discosta dalla tradizione cattolica, e va persino più lontano di Lutero, è il suo iconoclasmo determinato che non immaginava potesse essere alla radice di una divergenza grave. Non sopportava il coacervo di tutto quello che si era accumulato nelle chiese del suo tempo, immagini troppo venerate, reliquie dubbie, nelle quali vedeva non senza ragione una ricaduta nell'idolatria. Ma facendo profonda pulizia nei templi, e, nello stesso tempo, tagliando nel folto delle tradizioni dogmatiche, espellendo il vasto magma delle devozioni popolari, non credo che si sia reso conto di alterare il dogma dell'Incarnazione, che, tuttavia, non cessava di professare in modo sincero. Lo spingeva verso l'astrazione, lo estenuava. Lo intellettualizzava. Disincarnava l'Incarnazione. Nell'Istituzione cristiana, lo espone more geometrico. S'inseriva così nella grande corrente dell'individualizzazione del rapporto con Dio, sorta all'inizio del XIV secolo, e che non ha smesso di affermarsi fino a oggi. Individualismo, rapporto personale, autonomo, con Dio, la società, lo Stato, la Legge: è con tutta la modernità che Calvino era anticipatamente in sintonia. E pure con la razionalizzazione, sebbene vi fosse in lui anche un'alta ispirazione mistica (cfr. C.A. Keller, Calvin mystique, 2001). Da parte mia credo che questa sia molto forte, sebbene Calvino diffidi di essa e la nasconda il più possibile. Io la percepisco persino in Kant.
Lutero era stato incapace di fondare una vera Chiesa. Ne aveva affidato la guida ai principi. Nella sua speranza di far nascere una cristianità più pura e più perfetta di quella con la quale rompeva, riteneva che il principe cristiano avrebbe potuto esserne il "vescovo naturale". Calvino non condivide questa illusione. Egli fonda un sistema ecclesiale compenetrato nella società civile e allo stesso tempo sufficientemente indipendente, sottoposto da un lato al magistrato legittimo, ma dall'altro, capace di tenerlo a distanza e di influenzarlo. L'organizzazione calvinista è una creazione geniale. Essa è capace di adattarsi alla monarchia, spingendola verso l'accettazione della rappresentanza; al patriziato delle città moderne, il suo ambito favorito; alle repubbliche aristocratiche; alle repubbliche democratiche. Resiste agilmente a tutti i cambiamenti e le rivoluzioni della modernità. La sua superiorità storica - voglio dire la sua efficacia - è patente, paragonata alla rigidità autoritaria del mondo luterano. E naturalmente paragonata all'immensa, alla complessa, all'antica organizzazione cattolica, così difficile da muovere.
Nella dottrina calvinista c'è un punto celebre, la predestinazione. Suppone che Dio assegni liberamente ogni uomo alla salvezza o alla condanna, ancor prima del peccato originale che lo ha radicalmente corrotto e che gli fa meritare, con tutti gli altri, in piena giustizia, la dannazione eterna. Dottrina che Calvino stesso giudicava "dura". Ma bisogna intenderla, da parte del cristiano che vi aderisce, come un affidarsi con totale fiducia a Dio. Come una pienezza dell'abbandono alla provvidenza divina. Di modo che, una volta compiuto questo passo supremo dell'atto di fede, il fedele sente e sa di far parte dei predestinati alla salvezza. Superata questa prova, che si può paragonare a quella di Abramo al momento di sacrificare suo figlio, il calvinista si sente in possesso della sua salvezza. È ormai tranquillo. Può e deve occuparsi della santificazione del mondo alla quale è chiamato, con un sentimento di riconoscenza dovuta e fervente a quel Dio che l'ha salvato gratuitamente. È un'occupazione a tempo pieno che non lascia troppo spazio all'arte e alla speculazione. Lutero confondeva la giustificazione e la santificazione, Calvino le distingue e le ordina l'una all'altra. La dottrina della predestinazione supralapsaria ("precedente la caduta") è stata ormai abbandonata dalla maggior parte delle comunità della tradizione calvinista, ma non da tutte. La confortante certitudo salutis è sempre lì.
Ritorniamo ora all'edizione che ci propone la Pléiade. Nella bibliografia noto che la sola edizione completa delle opere di Calvino è quella pubblicata in Germania fra il 1863 e il 1990, in non meno di 52 volumi. I grandi riformatori non scioperavano. Un'altra edizione è in corso dal 1992 presso Droz. Le edizioni scelte in francese non hanno l'aria di essere numerose, e neppure abbondanti.
Una decisione meraviglia. Non si trova nella Pléiade il testo più classico di Calvino, l'Istituzione della religione cristiana, né quello del 1536 in latino - Calvino ha ventisei anni - e neppure quello del 1541 in francese. Calvino rielaborò la propria opera fino alla sua morte. Le edizioni correnti che ci si può procurare oggi, e che non sono critiche, si fondano su quella del 1560. Se la Pléiade non ha ritenuto utile pubblicare il compendium canonico del pensiero calvinista, è, suppongo, perché lo si può trovare facilmente altrove. Non include neppure un altro testo fondamentale, ossia il Catechismo detto di Ginevra, pubblicato in francese nel 1542. Il volume, forse il più raro che ho fra le mani, è stato pubblicato in Sud Africa, dove si è conservato il calvinismo più rigoroso.
L'interesse degli editori, Francis Higman e Bernard Roussel, non sembra centrato sulla teologia di Calvino, ma sulla sua persona, il suo pensiero, la sua vita, il suo stile. La loro prefazione è un modello di concisione e di precisione. Essi hanno trovato il modo di risolvere in poche righe il problema lasciato da Max Weber. Offrono una interpretazione convincente sulla natura del regime ginevrino, non così teocratico come si crede, visto che i magistrati civili mantenevano il controllo. Sulla presunta "cattiveria" di Calvino. Sulla lingua e sulla grafia, adottata in questa edizione. Trung Tran dà tutte le spiegazioni necessarie. Le note abbondanti, erudite, necessarie, occupano un terzo del volume.
La materia è suddivisa così. Je n'ai pas cherché à plaire ("Non ho cercato di piacere") riunisce le prime lettere di Calvino (a Louis du Tillet, e in particolare a Sadoleto) che danno un'idea della sua formazione e del suo carattere dalla sua nascita in Piccardia ai suoi studi di diritto all'università di Orléans. Segue una selezione di commenti biblici. Calvino ha commentato instancabilmente le Scritture. Pronunciava circa 250 sermoni all'anno, che duravano ognuno un'ora abbondante e che sono per la maggior parte spiegazioni bibliche. Sulla dottrina: l'Istituzione e il Catechismo sono sostituiti da altri testi, come il Piccolo trattato della santa Cena, la Dichiarazione per mantenere la vera fede, la Breve risoluzione sui sacramenti.
Calvino ha lottato su tutti i fronti. Contro i papisti, soprattutto, ma anche contro i "nicodemiti" (quelli che cercavano un compromesso con Roma) e contro i battisti. La fede battista è quella che viene chiamata "riforma radicale", quella che fa a meno di un'organizzazione ad ampio raggio d'azione e di pastori regolarmente ordinati. I battisti furono oggetto nel secolo della Riforma di una caccia spietata a cui parteciparono protestanti e cattolici. Nonostante questi massacri spaventosi, li ritroviamo oggi in piena forma negli Stati Uniti, dove il loro numero supera di gran lunga quello di tutte le altre denominazioni protestanti, calvinisti compresi. Hanno conservato vive la logica e l'essenza dello spirito calvinista.
Il volume termina con gli ultimi scritti testamentari di Calvino. Come si sa, volle essere seppellito in modo così discreto e semplice che non si sa dove si trovi esattamente la sua tomba nel cimitero di Ginevra. Come Mosè.
Lo studio sulla lingua di Calvino occupa un grande spazio in questo volume. A buon diritto. L'ho praticata un po'. Ho fatto un po' fatica a entrarvi, ma poi sono stato affascinato da questa lingua marmorea, atemporale. Eccone i principi, da Calvino stesso esposti nel suo Trattato contro gli anabattisti: "Esporre e dedurre le materie distintamente e con un certo ordine, chiarire un punto dopo l'altro. Soppesare bene e guardare da vicino le frasi della scrittura per estrarne il senso vero e naturale. Servirsi di una semplicità e rotondità di parola che non sia lontana dal linguaggio comune. Io cerco di disporre in ordine ciò che dico, al fine di permetterne una più chiara e più facile comprensione". Era una novità. All'epoca, tutti ammiravano lo stile di Calvino, il suo "miele", anche se, per i cattolici, era un miele "avvelenato". Quello che mi colpisce è che il programma retorico di Calvino precede e annuncia il programma metodologico di Cartesio. Siamo nello stesso clima di pensiero.
Un clima francese abbastanza tipico, o piuttosto uno dei climi francesi. Rousseau, l'altro autore decisivo, è di un altro clima. L'Osservatore Romano
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L'Armée française dans la vallée de l'Alasay
Les militaires français mettent en place, dans un environnement hostile, des projets pacifiques pour mieux sécuriser le pays.
Six heures pour huit kilomètres ! Dans la vallée de l'Alasay, reconquise en mars dernier, la route qui se faufile entre champs et montagnes est toujours aussi difficile à prendre. Sous un soleil de plomb, la colonne de véhicules blindés français qui l'emprunte en cette fin juin avance au pas, et fréquemment s'arrête pour de longues pauses, le temps que les hommes du génie, à pied devant, contrôlent qu'aucun explosif n'ait été disposé, prêt à l'emploi.
C'est une démonstration de force, à l'attention des talibans qui, l'été, en plus des à-pics rocheux, tirent profit de la couverture d'arbres tire-bouchonnée par les ruisseaux en contrebas. De leurs cachettes ils peuvent actionner leurs matériels explosifs artisanaux, les IED (improvised explosive devices), qui ont augmenté de 300 % dans cette vallée et celles, tout aussi encaissées, qui forment, au nord-est de Kaboul, la région de Kapisa, sous responsabilité française. Au début du mois, un véhicule américain a été éventré, ses trois soldats et leur interprète tués. Un militaire français vient d'être à son tour blessé. Il ne se passe pas de jour sans qu'un nouvel IED ne soit découvert, la plupart du temps grâce à un renseignement fourni par la population.
À ces services rendus on évalue les mouvements de balanciers entre les insurgés et les armées de la coalition. Gagner «les cœurs et les esprits», ce précepte de Lyautey fondant la nouvelle doctrine américaine de contre-insurrection, a aussi été redécouvert par les forces françaises. Dirigeant celles de Kapisa, principalement formées par les troupes de l'infanterie de marine issues de la coloniale, le colonel Chanson, Famas et cendrier de poche en bandoulière, traduit, prosaïquement, qu'il convient de «gagner la confiance, même conjoncturelle, autour d'intérêts bien compris».
Aider les paysans
Le Cimic, la coopération civilo-militaire, ne cache pas, dans ses bureaux de Kaboul, que sa mission est de «faciliter l'acceptation de la force» et de «contribuer à la sécurisation du pays» par des projets économiques. En plus de ses propres réalisations, il a convenu de financer plusieurs opérations agricoles des deux premières ONG à s'aventurer en Kapisa et dans la région voisine de Surobi, également sous la responsabilité des forces françaises. Alors que 80 % de la population afghane est paysanne, jusqu'à présent seulement 2 % de l'aide internationale est allée vers le monde agricole.
Dirigeant AF-développement, Yves Faivre, que l'on confondrait aisément avec un Afghan - il est installé depuis 1992 dans le pays - est un ingénieur agronome spécialiste des questions d'irrigation. Il a commencé la construction de bassins versants en Surobi et Kapisa. En expliquant le maniement des niveaux aux paysans, il leur permet de parfaire leurs terrasses en escalier, seules à même de retenir l'eau de pluie et la terre où seront plantés des arbres fruitiers. Son autre action porte sur les karez - les canalisations immémoriales qui conduisent aux villages des vallées l'eau de la fonte des neiges. Les sorties de karez sont généralement de vastes pataugeoires. L'objectif est de construire trois réservoirs en cascade, le plus haut pour les hommes, le second servant de lavoir, le troisième pour les animaux.
Le projet de Geres, dirigé par Jean-François Ospital, est porteur de plus de transformation sociale. Son ONG compte apprendre aux paysans la construction de celliers capables de conserver plus longtemps les récoltes de pommes de terre, d'oignons, voire de grenades. Cette technique simple devrait permettre de stocker sur les parcelles de Kapisa dévolues à une monoculture des produits pour les vendre toute l'année, au meilleur moment du marché.
Séduites par l'approche du Cimic, les deux ONG françaises travaillent toutefois de leur côté - ce qui ne pose aucun cas de conscience aux militaires. Dans un sourire, pour bien marquer son indépendance, Yves Faivre glisse : «Je n'ai rien contre les talibans, j'ai déjà travaillé sous leur régime.»
Partage du «butin»
Parti du bourg de Tagab, où est stationné un des deux camps français en Kapisa, la colonne blindée a enfin rejoint le village d'Alasay. L'heure est au dialogue. Autour du sous-gouverneur, dans son bâtiment neuf qui a coûté quatre fois le prix prévu, les anciens censés incarner l'âme du district écoutent le message du colonel Chanson : «Nous avons plein de projets, le seul obstacle, c'est la sécurité ; la population peut-elle mieux qu'aujourd'hui nous dire où sont les IED ?»
Le sous-gouverneur a déjà prêché la «patience», expliqué que «l'absence d'économie crée la guerre», que «les gens incultes de la vallée croient les talibans quand ils disent que vous êtes venus violer notre pays musulman». Le chef à barbe blanche de l'assemblée d'anciens répond que ses pairs et lui-même «ne s'occupent pas de sécurité» et qu'il «préfère parler de projets». Le représentant du chef de la police de Kapisa - ce dernier est notoirement corrompu - subrepticement quitte la réunion. Puis entre le responsable de Tagab et son compère d'Alasay, le ton monte. Tous deux revendiquent la majeure partie des travaux sur la route qui doit être prochainement bitumée entre les deux bourgs. L'officier de l'armée afghane les somme de s'entendre sur le partage du «butin» à venir. Le sous-gouverneur tente une ultime diversion en parlant de la démocratie à construire - parallèlement à la présidentielle, seront élus le 20 août prochain les représentants régionaux. Le colonel Chanson le coupe : «Vous ferez la démocratie ou pas. Cela ne me regarde pas. Moi, mes projets, ce sont la sécurité et le développement.»
Dehors, en levant le regard vers ces montagnes, commence la vallée de la Shpe, où aucune autorité afghane ou étrangère ne s'est jamais vraiment aventurée. Là-bas, des villageois, armés par Kaboul, ont monté une milice pour se défendre face aux talibans, que la coalition a repoussés dans ce qui paraît être le bout du monde. Le Figaro
Combattimenti a Mogadiscio
Ancora violenze a Mogadiscio
Continua la fuga di civili
Mogadiscio. Peggiorano giorno dopo giorno le condizioni della popolazione civile a Mogadiscio, la capitale della Somalia sottoposta dallo scorso 7 maggio ai ripetuti scambi di artiglieria tra le forze governative e gli insorti islamici. I combattimenti più violenti sono concentrati nei quartieri meridionali di Yaqshid, Derkenley e Karan, dove la gente appena può fugge verso i già affollati campi profughi allestiti alla periferia della capitale. Secondo stime dell'Alto commissariato dell'Onu per i rifugiati, solo nella scorsa settimana ben 26.000 persone hanno abbandonato Mogadiscio per timore dei combattimenti.
L'esercito regolare ha ieri respinto un attacco delle milizie islamiche - ritenute collegate al gruppo terroristico Al Qaeda - nello strategico quartiere Kazan della capitale, le cui colline dominano il porto e Villa Somalia, sede della presidenza. L'assalto armato ha avuto luogo forse non casualmente ieri, nel giorno in cui la Somalia festeggia l'anniversario dell'indipendenza, e - secondo gli osservatori internazionali - doveva rappresentare il primo passo sulla strada dell'attacco finale degli insorti islamici. Molti analisti, infatti, prevedevano potesse avvenire in questi giorni, mentre il presidente del nuovo corso internazionalmente riconosciuto, l'islamico moderato Sheick Sherif Sheick Ahmed, è a Sirte, in Libia, per partecipare al vertice dell'Unione africana (Ua). Da Sirte, il presidente della Commissione Ua, Jean Ping, ha detto che quella somala è attualmente la peggiore crisi in Africa e il numero di armi in circolazione costribuisce ad alimentare il rischio di ulteriori scontri e attentati ai danni della popolazione civile. Preoccupazione per la situazione della sicurezza nel Paese africano è stata espressa anche dagli Stati membri dell'Autorità governativa per lo sviluppo. L'Osservatore Romano
17:56 Publié dans Stampa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Il buon medico
Quando leggere
insegna a curare
di Giulia Galeotti Accanto alla capacità di effettuare la diagnosi e individuare la terapia, buon medico è colui che è anche in grado di comprendere la sofferenza che il paziente prova. Se nessuno contesta gli enormi passi avanti compiuti negli ultimi anni in sede diagnostica e terapeutica, abbiamo però, forse, tralasciato il terzo punto.
Eppure, empatia e rispetto sono fondamentali: per una reale cura è indispensabile che il medico riconosca e capisca la condizione e la sofferenza del malato. In quest'ottica una soluzione interessante è quella adottata negli Stati Uniti sin dal 1972 quando in molte facoltà di medicina è stato introdotto l'insegnamento di Literature and Medicine.
Già in età vittoriana si discuteva del rapporto tra letteratura e scienza. Se lo zoologo inglese Thomas Huxley proponeva di sostituire le scienze umane con le scienze naturali nei programmi educativi di base, Matthew Arnold - poeta e critico letterario - difendeva invece a spada tratta la letteratura anche in questo ambito, definendola criticism of life.
E quando nel 1959 Charles Percy Snow - fisico nucleare e scrittore - nel suo celebre The Two Cultures and the Scientific Revolution, scrisse che scienza e letteratura sono mondi irreparabilmente diversi e lontani, vi fu, sia da parte degli scienziati che dei letterati, una generale alzata di scudi. Né il dibattito si è chiuso negli Stati Uniti dopo il 1972.
Diversi segnali incoraggiano ad agire in questa direzione. Che nella formazione del futuro medico rientri anche la letteratura è, infatti, una scelta fondata, anche più di quanto non sia immediatamente percepibile (letteratura, si badi, va intesa in senso ampio sia per genere che per provenienza, includendo così anche la c.d. pathographics, e cioè la narrativa scritta dai pazienti stessi, e quella proveniente da medici-scrittori, pensiamo a Anton Chekhov, Richard Selzer o Oliver Sacks).
La letteratura nei curricula pare che stia effettivamente insegnando agli studenti di medicina e agli stessi medici ad ascoltare i racconti dei pazienti e a cogliere il loro angolo visuale, passo importante per l'individuazione della cura migliore. Ricorrere alla letteratura diventa così utile a diversi livelli: per una corretta diagnosi, per farsi capire dal paziente e dai suoi familiari e per far accettare loro la nuova situazione (anche nelle sue possibili estreme conseguenze). Porsi domande come: quali sono le preoccupazioni del malato? - oppure - come sta egli reimpostando la sua vita dinnanzi alla malattia? - non rappresentano solo un di più nel medico particolarmente attento e sensibile, ma costituiscono la conditio sine qua non per un medico che svolga con competenza e cognizione il suo lavoro.
È evidente che i pazienti raccontano, con la raccolta dell'anamnesi che è da sempre parte integrante dello scenario. Il problema, però, è che non basta ascoltare, ma occorre comprendere davvero ciò che viene raccontato. Il paziente usa sia le parole che i gesti, è il suo corpo che parla, dicendo a volte anche cose che lui stesso non sa o non vorrebbe dire. Il malato, poi, può essere confuso, disordinato ed esitante in quel che riferisce.
Ciò che si richiede, dunque, è che il medico faccia ciò che fa il lettore attento: capire il linguaggio, mettersi nell'ottica di chi racconta, integrare i singoli aspetti della narrazione affinché assumano un significato comune e globale, contestualizzare la storia e così via.
Ricorrere alla letteratura nella formazione del medico è una prassi che potrebbe avere un senso anche in Italia, nella misura in cui anche da noi sempre più spesso medici e pazienti appartengono a realtà culturali e religiose differenti. Un contesto in cui, cioè, il medico non si può più fidare solo della sua esperienza personale per comprendere il malato che ha dinnanzi.
Oltre che nella relazione diretta con il paziente, la letteratura può essere utile anche in un altro senso: descrivendo e narrando il lavoro dei medici, romanzi e racconti li aiutano a comprendere i ruoli della medicina, le aspettative che ingenera, la posizione che essa ha in una certa cultura o le crisi a cui ci si attende che i medici trovino una risposta (pensiamo a romanzi come Middlemarch di George Eliot, La montagna incantata di Thomas Mann o La peste di Camus che, al contempo, hanno indagato la dimensione personale, professionale e politica dei medici, chiarendo anche le implicazioni non strettamente scientifiche del loro lavoro).
Insegnare tutto questo nelle facoltà di medicina persegue un risultato importante anche nella misura in cui permette a studenti e medici di riflettere sugli effetti che questa professione svolge su di loro in quanto persone.
Anche alla luce di tutto questo è nata la narrative ethics, un nuovo approccio nel campo etico attraverso cui i medici imparano a restituire alla vita e alla sofferenza del paziente la complessità morale che gli spetta, e a dare un nome ai dilemmi morali che sorgono quotidianamente.
Recentemente sono stati condotti negli Stati Uniti degli studi per valutare l'utilità effettiva dell'insegnamento di Literature and Medicin. Ebbene, confrontando gli studenti delle varie facoltà di medicina si è visto che quanti hanno seguito questi corsi hanno acquisito una maggiore capacità di comprensione del malato. Un piccolo passo in più per una migliore relazione tra medico e paziente. L'Osservatore Romano
17:54 Publié dans Stampa | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Scontro in Aula alla Camera per una cena tra Berlusconi, Alfano e due giudici
tra il Cavaliere, Alfano e due giudici
Lettera aperta di Mazzella al premier
«Caro presidente, ti inviterò ancora»
Lite in Aula alla Camera sulla cena a casa del giudice costituzionale Luigi Mazzella cui hanno partecipato il premier Silvio Berlusconi, il ministro della Giustizia, Angelino Alfano, e un altro giudice costituzionale Paolo Maria Napolitano. A perdere la calma è il ministro dei Beni Culturali, Sandro Bondi, che, spazientito dalle parole del leader Idv Antonio Di Pietro, lo attacca: «È solo lei che infanga l’Italia, si vergogni!». Tutto comincia con la risposta del governo ad una interrogazione dell’ex pm che chiede «per quale ragione avete organizzato e realizzato quella cena» e, rivolto al Guardasigilli, «se non ritenga doveroso a questo punto ed ora che la tresca è stata scoperta dimettersi dal suo incarico per restituire dignità al suo ufficio e a quello della Corte costituzionale» chiamata a decidere sulla costituzionalità del Lodo Alfano.
Il ministro per i rapporti con il Parlamento, Elio Vito, spiega che nel corso di quella cena non si è parlato della legge che stabilisce la sospensione dei processi per le prime quattro cariche dello Stato ma al leader dell’Idv non basta. «Con il vostro concorso e con il concorso di quei due giudici spregiudicati - attacca l’ex pm - voi avete infangato la sacralità della Corte ed oggi, noi che abbiamo a cuore la sua imparzialità e la sua indipendenza, la vediamo totalmente minata. Ora non sapremo mai se qualsiasi decisione sarà presa il 6 ottobre sarà frutto di una valutazione assunta in totale indipendenza o se invece sarà il frutto di una cena carbonara e piduista realizzata quella sera». Il primo ad alzare la voce, secondo quanto riportato dallo stenografico della seduta, è il deputato del Pdl Salvatore Cicu che si rivolge alla presidenza: «Come si può permettere di usare questi termini!». E quando l’ex pm chiede le dimissioni di Alfano e dei due giudici costituzionali Roberto Tortoli sbotta: «Sei l’unico reo confesso qua dentro!». Quindi, nel sentire il leader dell’Idv che attacca il governo per aver «infangato la Corte costituzionale e le valutazioni che dovrà svolgere», anche il placido Ministro Bondi perde la pazienza: «È solo lei che infanga l’Italia, si vergogni!». A difendere Di Pietro è il capogruppo Idv in commissione Giustizia, Federico Palomba: «Presidente, il Governo non si deve permettere di minacciare i deputati...».
E intanto il giudice della Corte Costituzionale, Luigi Mazzella scrive una lettera al Cavaliere: «Caro presidente, caro Silvio...». È questo l’incipit della lettera aperta al premier con cui il giudice Mazzella garantisce all’ «amico di vecchia data» che la cena a casa sua, contestata dal Pd e dall’Idv, non è stata la prima e «non sarà certo l’ultima fino al momento in cui - scrive - un nuovo totalitarismo malauguratamente dovesse privarci delle nostre libertà personali». Mazzella esprime una certezza: «L’amore per la libertà e la fiducia nell’intelligenza e nella grande civiltà degli italiani che entrambi nutriamo ci consente di guardare alla barbarie di cui siamo fatti oggetto in questi giorni con sereno distacco».
Ecco il testo integrale della lettera aperta di Mazzella a Berlusconi.
«Caro Presidente, caro Silvio, ti scrivo una lettera aperta perchè cominciando seriamente a dubitare del fatto che le pratiche dell’Ovra (la polizia segreta fascista, ndr) siano definitivamente cessate con la caduta del fascismo, non voglio cadere nel tranello di essere accusato, da parte di chi necessariamente ne ignorerà il contenuto, di averti inviato una missiva ’carbonara e piduistà, secondo il colorito linguaggio di un parlamentare. Ritenevo in buona fede di essere un uomo libero in un Paese ancora libero e di avere il diritto ’umanò di invitare a casa mia un amico di vecchia data quale tu sei». «Ho sempre intrattenuto con te - scrive Mazzella - rapporti di grande civiltà e di reciproca e rispettosa stima. Vederti in compagnia di persone a me altrettanto care e conversare tutti assieme in tranquilla amicizia non mi era sembrato un misfatto. A casa mia, come tu sai per vecchia consuetudine, la cena è sempre curata da una domestica fidata (e basta!). Non vi sono cioè possibili ’spionì, come li avrebbe definiti Totò. Chi abbia potuto raccontare un fantasioso contenuto delle nostre conversazioni a tavola inventandosi tutto di sana pianta - è sottolineato nella lettera - resta un mistero che i grandi inquisitori del nostro Paese dovrebbero approfondire prima di lanciare accuse e anatemi. La libertà di cronaca è una cosa, la licenza di raccontare frottole ad ignari lettori è ben altra! Soprattutto quando il fine non è proprio nobile».
«Caro Silvio, a parte il fatto che non era quella la prima volta che venivi a casa mia e che non sarà certo l’ultima fino al momento in cui un nuovo totalitarismo malauguratamente dovesse privarci delle nostre libertà personali, mi sembra doveroso dirti per correttezza che la prassi delle cene con persone di riguardo in casa di persone perbene non è stata certo inaugurata da me ma ha lunga data nella storia civile del nostro Paese. Molti miei attuali ed emeriti colleghi della Corte Costituzionale hanno sempre ricevuto nelle loro case, come è giusto che sia, alte personalità dello Stato e potrei fartene un elenco chilometrico». «Caro presidente - conclude la lettera -, l’amore per la libertà e la fiducia nella intelligenza e nella grande civiltà degli italiani che entrambi nutriamo ci consente di guardare alla barbarie di cui siamo fatti oggetto in questi giorni con sereno distacco. L’Italia continuerà ad essere, ne sono sicuro, il Paese civile in cui una persona perbene potrà invitare alla sua tavola un amico stimato. Con questa fiducia, un caro saluto». La Stampa
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