lundi, 09 mars 2009

Le défilé du 8 mars au Congo

A travers un défilé organisé le 8 mars

Les Congolaises déterminées à mettre fin aux violences dont elles sont victimes

Par Raymonde Senga Kosi





Les Congolaises, toutes catégories sociales confondues, alignées derrière la ministre du Genre, Marie-Ange Lukiana, sont déterminées à mettre fin à toutes formes de violences dont elles sont victimes. Le grand défilé organisé le dimanche 8 mars 2009 est un signal qui renforce leur décision.

Habillées toutes en pagne imprimé pour la circonstance ou non, des Kinoises ont participé massivement au grand défilé de visibilité et de détermination organisé en leur honneur sur le boulevard Triomphal à Kinshasa par le ministère du Genre, Famille et Enfant. Présents à l’événement l’épouse du chef de l’Etat, Mme Olive Lembe, des autorités gouvernementales et provinciales et des représentants des agences du système des Nations Unies et autres membres du corps diplomatique.

Le thème choisi pour célébrer cette journée internationale de la femme rencontre bel et bien la campagne de dénonciation des violences faites aux femmes, «Je dénonce», lancée depuis le mois de novembre 2008 par la ministre du Marie-ange Lukiana. Ainsi, elle a relevé que la présence de Mme l’épouse du chef de l’Etat et de tant d’autres autorités à la manifestation constitue un signal fort de leur soutien au combat de la femme contre les violences qu’elle ne veut plus subir.

A travers cette campagne, a-t-elle souligné, les femmes dénoncent également tous les avatars dont le pays a été victime. Avec comme conséquence des violences massives faites à la femme qui ont aussi constitué un véhicule du Vih/Sida. Les femmes dénoncent aussi des violences à leur participation décisive à la reconstruction de la République.

La ministre Lukiana a par ailleurs mentionné la sensibilité du gouvernement à l’émancipation de la femme. Et ce, à travers deux grandes décisions, à savoir la création d’un fonds pour la protection de la femme et de l’enfant ainsi que la création d’une agence de lutte contre les violences sexuelles. Toutefois, a-t-elle insisté, les capacités des femmes ne cesseront d’être renforcé et à travers le Conseil national de la femme.

La ministre a enfin exhorté les partenaires internationaux à ne pas se lasser à pousser de l’avant les conditions de la femme. Mme Olive Lembe, qui a ouvert le défilé, a, auparavant encouragé les femmes dans ce combat contre les violences dont elle-même est partie prenante. Elle a demandé une participation massive de leurs partenaires masculins dans le combat afin que l’arsenal juridique de répression contre les violences sexuelles soit d’application effective au pays pour éradiquer ce fléau.

Relevant toutes les formes de violences dont sont l’objet les femmes, Mme Olive Lembe a invité les hommes et les femmes à des comportements responsables pour y mettre fin. Elle a salué la perspicacité des femmes à soutenir leurs partenaires hommes pour assurer la survie de leurs foyers.

Pas un slogan

Soulignons, par ailleurs, que la veille, la ministre du Genre de Famille et Enfant s’est adressée à la nation pour circonscrire le sens de l’édition 2009 de la journée internationale de la femme.

Elle a insisté que la journée Internationale de la femme n’est pas un slogan et encore moins un loisir sujet à des anti-valeurs et autres railleries.... «Le 08 mars est donc l’indépendance des femmes contre tous les jougs rétrogrades», a-t-elle souligné. Pour Marie-Ange Lukiana, c’est un jour d’interpellation de la femme pour qu’elle se libère de tous ces jougs rétrogrades afin d’affirmer, partout, ce qu’elle est, l’être d’excellence créé d’une manière particulière par Dieu.

Cependant, a-t-elle poursuivi, c’est également la main tendue à l’homme, partenaire de vie, de bien-être et de développement pour que «l’union faisant la force», ensemble l’homme et la femme bâtissent une société de dignité pour tous et à visage plus humain.

Marie-Ange Lukiana a également indiqué que le thème choisi cette année par l’ONU touchent au plus haut point le drame vécu par les femmes et les enfants du Congo démocratique. Il s’agit des violences sexuelles massives et sauvages perpétrées sur les femmes et les enfants et Vih/Sida, utilisées comme arme de guerre en République démocratique du Congo. D’où le thème international amène à considérer 2009 comme année de la réparation par les communautés internationale et nationale, des préjudices incommensurables subies par la petite fille, la jeune fille et les femmes de la RDC. (Agenzia Fides)

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