samedi, 13 décembre 2008
Pubblicità sulla televisione pubblica
Si le Sénat l'approuve, il n'y aura plus de publicité sur France Télévisions entre 20 heures et six heures du matin à partir du 5 janvier prochain. Malgré l'action de l'opposition, l'Assemblée a finalement adopté vendredi après-midi l'article de la réforme de l'audiovisuel qui supprime partiellement les messages publicitaires des télévisions de service public.
Après plus de dix heures d'un débat marqué par l'obstruction menée par les socialistes, qui ont multiplié les amendements, l'article 18 a été adopté par 30 voix contre 10 à l'Assemblée. Il reste à trancher la question de la compensation du manque à gagner induit par cette réforme dans la soirée, voire lundi, avant un vote au Sénat prévu au début de l'année prochaine.
Les débats ont pris un tour presque comique dans l'après-midi, lorsque l'opposition a profité d'une brèche dans le texte pour multiplier les amendements. En effet, la publicité est supprimée à l'exception des spots évoquant des «biens ou services présentés sous leur appellation générique». Une définition que la gauche juge imprécise, et qu'elle accuse d'être placée là pour permettre de retarder tout de même l'heure de démarrage des programmes après le journal télévisé afin de contenter les chaînes privées.
L'opposition a tenté de s'engouffrer dans ce flou juridique pour proposer une liste précise des produits entrant dans cette définition d'«appellation générique». Une trentaine d'amendements ont été déposés, évoquant par exemple le boeuf, le veau, l'agneau de pré salé, le poulet de Bresse, les saumons, les bars à la ligne mais aussi les fromages de vache, de chèvre, de brebis sans oublier les fruits dont la pomme et la banane. «On a choisi l'humour pour démontrer l'inanité du dispositif», commentait un député socialiste. Tous ces amendements ont été rejetés.
L'ensemble de la gauche et le Nouveau Centre, allié à la majorité, sont opposés à la suppression de la publicité du service public, décidée en février dernier par Nicolas Sarkozy. Les syndicats de France Télévision protestent également contre le manque à gagner induit par cette mesure.
Nombre d'opposants au chef de l'Etat jugent injuste et dûe aux relations privilégiées entre Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues, actionnaire principal de TF1. Le magazine Télérama a révélé jeudi l'existence d'un «livre blanc» remis par TF1 à Nicolas Sarkozy et un certain nombre de responsables de la majorité. Le texte demande explicitement la suppression de la publicité sur le service public. (Le Figaro on line du 13.12.08).
Perché gli italiani non fanno altrettanto?
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